IIIST0111E SOCIALIS'l'I> ')/•') vW guerre de 111011/agnes, plus on y découvre une étroite analogie avrc les procédés de Bonaparte et notamment avec ceux qu'il a emploi és en J7!)\ el iï9ù » (l'Éducation militaire de Napoléon, p. u::;,, cl, plus loin (p. 142), il conclut que Bonaparte« s'est formé à l'école de du Teil, de Guibert et de Bourcet »· 011esl donc d'accord pour condamner el la thèse du Uo11a1rnrtteirant tout de lui-même et les parli;ans (le celle thèse, ces officiers supérieurs a,nquels a fait allusion le général Pierron, lorsc1u'il a flétri• la paresse d'es1>rit ou lïmpudence d'ambitieux ig11ora11lsqui se disent qu'après tout ils trouveront peut-être, au moment voulu, l'inspiration soi-disant suffisante pour diriger d'une main sûre les mouvements compliquées de masses d'un million d'hommes•· Quant à la façon de procéder caraclé ristique de flonapa1-te, il l'expos3 luimême, à son retour d'Egypte, dans une conversation avec ~loreau rapportée par Gohier dans ses Mémoil'es ( t. l", p. 204). A son a Yi;, « c'est toujours le grand nombre qui bal le petit»; Gohier objectant que, avec de petites armée,, il en avait batlu de plus considérables, « dans ce cas -là même, répliqua-t-il, c·était toujours le petit nombre qui était battu par le grand• et il ajouta: • Lorsque, avec de moindres forces, j'étais en présence d'une grande armée, groupant avec rapidité la mienne, je tombais comme la !o11dresur l'une de ses ailes el je la culbutais. Je profilais ensuite du désordre que celle mamnuvre ne manquait jamais de mettre ,tans l'armée ennemie, pour l'attaquer dans une autre partie, toujours avec toutes mes forces. Je la ballais ainsi en détail; el la victoire qui en était le résultat, était toujours, comme vous le voyez, le triomphe du grnuù nomure sur le petit ». A la fin de mars, IIJcommandement de l'armée impériale avait été pris par le vieux générJI Beaulieu; celte armée. rlonl l'ail, di'oile \\lait sous les ordres d'Argenteau, se trouvait échelonnée de Uego à Yollri. Le général piémontais Colli cou vrail Coni et Ceva. Le corps au1richien auxiliaire de Provera gardait Cairo et Alillesimo, et, subordonné à Colli, ser1ait de trait d'union entre les troupes de ;ielui-ci el le corps d'Argenteau. Uu corps piémontais, commandé par le prinœ de Carig11;1n,surveillait tous les passages des Alpes. A la suite de mouvements de divisions lrançaises ayant pour but d'amener Beaulieu à démunir sou centre, afin de pénétrer entre les Autrichiens et les Piémontais et de les ballre ~épa,-.,menl, celui-ci qui, le 2'2 germinal (ii avril), était à Voltri d'où les Français avaient élé expul,és la veille, donnait des orùres pour les chasser de Savone. Mai,, grâce à la 1•aillante défense de l'ornesy (Bouvier, Bot<aparle en Italie, t 796, p. 229-230), le 22 germinal (ii avril), à AlonteNegino. position au-dessus de Savone, el à !"arrivée, le 23 (12 avril), de renforts, Argenteau é!ait défait cc jour-là à Montenotte. Le lendemain, Prol'era était bat1u à Millesimo et, le 25 (14 avril), 'il était, avec ses troupes, réduit à se rendre; oe même jour, le, Autrichiens é1)rouvaient à Dego une nouvelle défaite après laquelle les excès de toute sorte des Français (Idem, p. 305)leur
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