Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOIHE SOCIALISTE po.,da•1t, anx observations qui !ni étaient faites à ce sujet, que c'était pour dé nuer 1,,urs desseins el• les tromper Lous» (Mémoires de Barras, l. Il, p. 30), et devenait enfln le familier des fournisseurs, les k~nchère, les Collot, les Cerfbcer, le• 11,ller, drs trois associés Flachat, Laporle el Castelin, qui devaient être.un pen pins t;,r,I poursuivis pour concussion. Sa nomination fut due à la fois à 13 pre,sion de ceux-ci flairant dr bonnes alfaires, el au dé.•ir de se débarrasser, sans lui déplaire, d'un personnage devenu gênant. Quelques jours après sa nomination, le 19 venlôsP. (9 mars), il épousait. à la mairie du deuxième arrondissement, actuellement le n• 3 de la rue d'Anlin, en se servant de l'acte de naissance de son frère Joseph, pour se vieillir de dh-huit mois, tandis que, par le même procédé, sa femme se rajeunissait de quatre ans, MarieJoséphine-Rose Tascher de la Pagerie qui, née le 23 juin 1763 el veuve alors, avail, par son dévergondage, obligé, 0plmieurs années auparavant, ,on mari, Alexandre de Beauharnais, à s0 séparer d'elle; elle avait été la maitresse de Barras. de Hoche, du palefrenier de Hoche, Vanakre, el d'une kyrielle d'autre, (Idem, p. 51). A $Oil pr6nom habituel qui élail llose, Bonaparte sub~lilua celui de Joséphine, afin c111ïl y eOl au moins quelque chose d'à peu près neuf dans celle femme qui avait laul servi cl qui, du reste, allait continuer à servir à d'autres que son nouveau mari. Le 21 ventôse (11 mars) Bonaparte quillail Paris pour rejoindre son I oste, il arrivait le 6 germinal (26 mars) à Nice, au quartier-général, qui élail transféré, le 15 (4 avril), à Albenga. C'est au moment d'entrer en Italie que, 'pour ta première fois, il francisa son nom ju,que-là écrit« Napolione Buonaparte •· AYant d'entamer le récit de sa campagne de 1796, je noterai qu'un écrivain militaire contemporain, le général Pierron, dans une bfOCbure publiée en 1880, sous le tilr~ Comm•nt s·est fonné le génie miütaire de Napoléon l", a Nabli comlJ~en était erronée l'opinion de ceux qui voyaient en Bonaparte nn hommr. n·ayanl rien rlO aux autre,, un • géme inné", opinion, écrivait-il, « très répandue dans l'armée française à laquelle elle a parlé un coup plus funeste que la perle de renl batailles, car elle y a amené le dédain de l'instruclion •· Après avoir démontré que Bonaparte a connu les Mémoires du maréchal de Maillebois sur ses campagnes ea llalie en 171,5 el 1746, el un manuscrit du lieulenant-s:énéral de Bourcet sur les Principes de la guerre de montagnes(1775), le gén~ra1 Pierron déclar,•: • Le plan do la campagne dllalie en 1796 a 6lé emprunté par N,1ooléon au maréchal de Maillebois ». Dans une autre brocb\Jre anonyme, portant le même titre, on a essayé de répondre à celle du général Pierron; mais l'auteur chicane beaucoup pour àrriver finalement à dire que ce sont pcul-Olre • d'antres documents » qui ont servi à Bonaparte et que son • génie militaire s'est formé par des éludes approfondies sur lb11les les c1aeslions militaires, sur l'histoire des campagnes de Ions les grands capitaines •· Sans parlaA"er celle' dernière affirmation prise à ia lettre, le capitaine J. Colin a écrit: • Plus on a)'pro!ondil les Pri11cipesde la

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