Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOIRI•; SOCIALISTE "2ï imprimerait les noms des prisonniers élargis et ceu, de, pcrsoun,•s qui ilU· raient allcslé leur palriolisme; le lc11tle11,ai11,elle e,l uuanimc à approll\cr Barère s'écrianl: • Déclarons tous que nous ,oulo11, le gouYernemcnt ré,olutionnaire •, el, le 26 (13 aoùl), sur la deman<lc .le remellre en J>risonceux qui auraient été relâchés saus répondants a,·ouês, die ne vole CJUC l'annulation 'Je sa décision du 23 (10 aoùt). Le 2 fructidor (Hi aoùl), le Conventionnel Louchet qui, le Othermidor, avait proYoquù le décrel d'accusatic,n contre Robespierre, propose cle réintégrer immédiatement en prbon les arislocrales libérés et sa proposition est renvoyée au comité do salut public; le 18 \ ,;ep• tcmbre), la Convention cha r 0 e le mOme comité d'étudier la suspen,ion de la loi du 27 germinal an li (16 avril li01J, dirigée contre les nobles. o·aulrc part. le 12 fructidor (20aot\l), Laurent Le Cointrc dénonce comme complices de Robespierre dans l'œu,-re de la Terreur, d'anciens m~mbres des comités de gouvernement : Dillaud-l'ar~nne, Collot d'Herbois, Uarèrc, \'adier, Amar, Voulland el Dal'id; c'était entamer le procès cle l'assemblée entière qui arnil raliOé les résolutions des comités. On le comprit.« C'est la Comention qu'on accuse", dit Goujon; Cambon c1uine saurait ètrc suspect do sympathie ni pour nobespierre, ni pour les Jacolii11s, constate à son tour que • si l'on pouvait faire les reproches qu'on a lresse à quelques-uns, ils s'appliqueraient à tous•, el Thuriot rail votrr que • la Conven lion rojelle avec la plus profonde indignation la dénonciation de Le Coi11trc et pa,sc à l'ordre du jour•· Le lendemain, sur lïnilialive d'amis des accusé;, et mal~ré uue intervention hypocrite de Tallien don l, aux yeux dtl beaucoup, Le CoinIre ,i',l\·ait éto que l'aveugle instrument, celui-ci dut lire les pièces par lui annoncées à l'appui de ses inculpations el, à l'unanimité, sur la propo silion de Chambon, la Convention « conrnincue de la fausseté de l'accusation, la déclare calomnieuse •· Tandis que, d'une part, cet incident rapprochait les Jacobins el ceu, qui avaient élé dénoncés, ou qui pouvaient l'Otre sous le même prétexte et qui comprenaient le pt!ril, la Convention, d'autre part, avait trouvé dans les Jaco. liins un appui contre les revendications des sections cl sociétés populaires. On a déjà vu qu'ils avaient fait échouer le projet cle pétition de la section du Muséum; le 22 fructidor (8 septembrc1, la section :llucius Scœ,ola (quartier du Lulcmbourg) venait manirester (l h barre de la Coll\ention ses « ju,lcs inquiétudes sur le club dit électoral •. Aussitôt !loger Ducos demanda que le club ne pîll plus tenir ses séances dans une salle du « ci-devant Archevêché• et sa proposition fut adoptée. Le 23 fructidor (9 septembre), les Jacobins décidaient qu'une aclrcs,e serait portée à la Convention pour dénoncer les menées réactionnaires el solli• citer des mesures énergiques; Carrier, Roi·er et Dillaud-\'arenne etai, nl chargés de la rédiger. Le lendemain, Merlin (do Thi, nville) s'appuyait sur celte décision pour attaquer violemment, mais sans succès. les Jacoùins dont,

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