lllSTOIIlE SOCIALISTE mois ces machines agricoles et diverses autres, telles que semoir, hacbepaille, étaient alors, en dehor. même de tout esprit de rc,utine,généralement jugées trop imparfaites et trop coûteuses. La pomme de terre s'implanta durant notre pétiode dans le Midi où elle n'était guère utilisée auparavant (de Pradt, De l'étal de la cullure en FrancP, l. I'', p. 7/i). Le vin élait tr/)s médiocre, dans beaucoup de régions qui culli- ,•ajent la vigne, et la cullure de celle-ci se développa par suite de l'augmentation du prix des vins (bulletin souvent cité déjà de la Société libre d'agriculture du Gers). L'huile dont il était fait une grande consommalion, pro"enail dans le Midi de l'olive, dans le Nor,! du pavot et du colza. Les plants de mûrier que le 1licli soignait assez bien pour les vers à soie, au raient pu être plus abondants. Partout la production des fruil~, du lin et du chanrre aurait pu ètre beaucoup plus étendue (de Pradl, ibid., p. HH et 16:,). Les prairies naturelles étaient en mauvais élal parce qu'on ne les labourait jm11ais,alors que, dit de Pradt (l. I", p. 142}, "toute prairie qui 11'eslpas dans un très bon fonds ou susceptible d'arrosements réguliers, doit. po ,r 5e soutenir eu bon rapport, être retournée tous les douze ans •• et parce qu'on ne s,11•ailpas les irriguer, les unes recevant trop d'eau et I.esautres pas assez. Généralement la culture était meilleure au Nord qu'au Midi, la plus mauvaise était dans le Centre; ce qui sauvait le Midi, c'était l'olivier, le mllrier el la vigne. Il ne restait plus guère, à œlle époque, de ces grandes fermes de 250 hectares pour lesquelles, suivant Hozier (Cours d'agriculture, l. Il, p. 1.21), « le& avances du fermier doivent être de 16 à 17000 livres, sans compter ce qu'il doit dépenser avant de toucher un grain de la première récolte, et ses dépensas montent à plus de 2 000 livres •· Les fermiers de celte catégorie ne tenaient pas la ~harrue, ils prévoyaient les travaux à faire, en surveillaient l'exécution, s'occupaient de l'achat des choses nécessaires el de la vente des produits. Après la Révolutiou, « des l'ermes de 200, 300, 400 arpents (environ 100, 1;;0, 200 hectares) exploitées chacune par un fermier, ont été divisées en 201 30, 40 et 60 corps de fermes» (Annales de l'a,qriculture, t. I", p. 13). L'étendue des fermes dépassait rarement 100 hectares; les plus nombreuses' alfaient de 20 à 25 (Sagnac, La législation civile de la Rt!voluliM fra,1çaise. p. 211. note). En l'an V (1797), d'après, le Journal des arts et mant1factw•ps (l. Jll, p. 483), il y avait clans lo Cher des métairies de 50 à. 170 hectares. Le maximum le plus ordinaire de la durée des baux était de neur années (Décade philosopMque, t. Il, p. 205; Amiales de l'agriculture, t. llf, p, 283; de Prad!, l. I"', p, 174 el Nouveau cours complet d'agriculture, d'après Rozier, t. II, p. ti7). La haîsse des assignats avait été, pour les fermiers payant le pri1 ~e leur rermagc avec celle monnaie dépréciée, une source de pronts inespérés; oe lut au point qu'on vlt (jes renniers payer leur fermage avec le papier que
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