Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALIST~: 273 mineuses ou autres », était, dit de Pradt, clans la proporlion de trois el demi de lal,ourage contre un (De l'élat de la cultw·e en F,·a11ce, t. I", p. 138). D'après le même auteur, plus de la moitié de ces terres de labour était ensemencée non en fromènt, mais en seigle ou même en grains de qualité inférieure au seigle (ldem, p. i32); celui-ci était fréquemment mélangé au froment dans la même terre et le ré,ultat de ce mélange était appelé, suivant sa proporlion, blé ramé ou méteil (Dictionnail'e wliversel de co11t1,ierce, de Buisson, t. 1°·, p. 298); de plus, les culti\'ateurs, on vient de le voir et tous les témoignages s·accordent sur ce point, avaient l'habitude de semer trop alJondamment, espérant de la sorte récolter darnntage. Dans le commerce (Idem, t. I", p. 6301 , on considérait qu'il fallait :?;J;; kilos de blé pour produire le sac de farine de i50 kilos, ce qui donnait un rendement ùe 6;; ¼; k produit était, en fail, un peu moins faible cl le rendement un peu plus élevé. Ainsi qu'aujourd'hui 011 obtenait, en moyenne, un kilo de pain par kilo ùe blé. Selon les Cours de l'Ecole de )fars (chapitre supplémentaire). le pain ùc l'an li était « fait de farine de froment dont 011a ôté 15 livres ùc son par quintal » de JOOlivres. Au moins • clans le sud, l'est et l'ouest », co11slalail à la Convention Penières, parlant au nom du comité d'agriculture dans la séance du 16 vendémiaire an Ill (7 octobre i794.), • on est encor~ assujetti aux antiques mé• thodes. les outils aratoires n'y ont été ni changés, ni perfectionnés"· Comme charrue, on se servait d'une façon générale, dans le Midi, de l'araire ou charrue simple et, dans le l'<ord, de la charrue de Brie, charrue il avanttrain; une expérience l'ut laite, à la lin de i790, dans le Cher où l'a,·aire était employé; elle démontra la supériorité de la charrue de Brie (Feuille du cttllivatew· du Z7 p!Ul'iôse an V-15 lévrier 1707, t. \'li, p. 70-72). Dans le Cher comme dans le Micli, la charrue était tirée par les Lœufs, dans le Nord par les chel'aux. Pour séparer le grain de l'épi on a,ail 1·ecours au fléau. ou au foulage, ou à ces deux opérations combinées. On ballait au fléau, soit aussitôt la moisson faite, soit eu grange l'hiver, el c'était le cas pour les départements où le système d'agriculture était le moins vicieux. Les départements méridionaux faisaient Iouler les gerbes par de& chevaux ou ~es mules, c'est ce qui s'appelle dépiquer; la paille et le grain sont par celle méthode salis et froissés. La Décade philosophiqtte du iO fructidor an lllZ7 août 1795 (t. YI, p. 396) qui m'a fourni ces détails, ajoutait qu'un batteur pouvait battre 90 gerbes de froment ou 108 d'avoine en ii heures ùo travail, et qu'un cheval pouvait dépiquer par jour cle 5 à 600 kilos de Lié; presque partout on nettoyait le grain en le jetant contre le vent avec une pelle de bois. La même revue (t. V) mentionnait, le 20 germinal an Ill (9 al'ril iî05), une machine à battre Inventée par Cardinet à qui, disait-elle, on devait déjà une brouette à moissonner, et (t, XX), le 20 pluviôse an Vil (8 lévrier i7ù9), un épurateur Inventé par Fouquet-Desroches cl perfectionné par llolard;

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