Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

272 l!ISTOIRE SOCIALISTE • 3• Un blé d'E.<pa911e à grains trôs durs, aussi transparent que le ri7.el qui a peu de son ; • 4• t;n blé locar peu délicat sur la nature du terrain, dont les épis donnent des grains plus pesants el en plus grand nombre, cultivé avec avantage auprès de Villers-Cotlercts, déparlemenl de l'Aisne. • On voil dans les lllémofres de la ci-devant Société d'agriculture de Rouen qu·on y a essayé une espèce de blé venu de Silésie, qui n'esl point sujet à la nielle, qui verse moins que l'aulre et qui produil plus de farine. « Suivant le Socrate rnstique, la Société de Zurich, après plusieurs essais, a connu que les grains les plus avantageux à cultiver dans les montagn~s sont deu:r sorles d"épeaulre (l'ei11korn el le mehrkorn) qu'à l'exemple des Suisses on a commencé à semer en France aux bords du Rhône. • Dans un très bon éloge, qu'on vient de publier par ordre du gouvernement, du citoyen Mareschal, culti valeur, morl présidenl du dislrlcl de Ilreleuil, département de l'Oise, on a eu soin de remarquer que c'est à ses esrnis, à ses soins rP.doublés, qu"on doil, dans son canlon, l'heureux succès de la cullure du blé-frome11t de Flandre et que ce fut à ses dépens qu'il en !il arriver la première semence à la ferme de M.iuregard. • Enfin, le lrimeslre d'aulomne 1787 (vieux slyle) des Mémoires d'a9riculture publiés à Paris par la Société qui s'occ upail de cet objet, annonce un essai de cullure dans le ci-de\'anl Doulonais, du blé de grâu ou à six rôles, ùont la paille est lrès médiocre, mais qui produit en grains souvenl un tiers de plu~que le blé ordinaire el qui devrailêlre p~r là le grain parlieulier du pauvre.» Quatre mois avanl, dans un rapport lu à la Convention le 21 frimaire dn 111(11 décembre 170-1.),Tbibaudeau signalait que le )lu,;éum d'histoire naturelle avait reçu de Pologne • une espèce de blé qui fournit une récolte dans lrois mois el demi el peut se semer en avril •· Au début de l'an VI (octobre 1797) Tessier publiail, clans les Annales de /'agric11/ture (l. Il, p. 40i), une élude où il recommandait un froment qui lui avail élé envoyé d'Angleterre, qu'il appelle « froment à épis rouges, sans barbes, grains blancs, lige creuse ». • Le rromenl donl il s'agit, dil-il, m'a élé envoyé du Nord el particulièrement de l'Anglelerre. D'abord je J'ai semé à Rambouillet au milieu d'un gr•nd nombre d'autres », d'où « les noms de blé d'Angleterre, blé de llambouillel, qui ne leur conviennent pas mieux que celui de blé de toul autre pays •· Un peu plus tard, en nivôse an VI (décembre 1707), la Feuille du cultivateur (t. VII, n• 27) annonçait que, • dans la ci-devant Dresse el aux environs de Lyon •• on cultivait • le blé dit godelle », froment barbu, Introduit .depuis vingt-cinq à trente ans, qui • n'est pas sujet à la carie, surloul la uriélé rouge, pas sujet au noir •· La superficie des terres de labour, comparée à celle de loul le pàlurage • de quelque nature qu'il soil, prairies naturelles, arli0cielles, plantes légu-

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