HISTOIRE SOCIALISTE 271 Enfin, • d'après un tableau officiel. .. dressé par le ministère de l'agriculture et du commerce • (Biollay, Les prix en 1790, p. 86), le prix moyen de l'hectolitre de froment pour la fin de uolre période était de 1() fr. 48 en l70î; 17 fr. 07 en 1708; 16 fr. 20 en 1709; 20 li'. 3'< en 1800. En augmentant d'un tiers chacun de ces prix, on aura le prLx mo,·en un peu forcé des 100 hilos suivant ce document. Soulfrirenl surtout de celte situation les tout petits propriétaires que leur lambeau de propriété lai~sa sans ressources; décrivant l'étal de l'agriculture en l'an V (mai 1797), Rougier-Labergerie (Annales de l'agric1tlt1tre, t. l", p. 13) constatait que le morcellement avait été poussé trop loin : " cc principe a reçu une si grande extension dans l'opiuion el dans les lois qu'il est devenu un mal positif». · D'après les Cours de l'Ecole de Mars (chap. x1) dont il a été question au début du paragraphe 8, un hectare de prés rapportait, année commun~, 38 quintaux métriques el un tiers de foin ; les terres de blé moyennes rapportaient, par hectare, 15 quintaux métriques 3/4 de paille el i5 hectolitres 1/-1 de grains. Le rendement des bonnes terres étaü, suivant le, mêmes Annales, de l'an VI (t. Ill, p. 30 à t1t1), de 15 à 16 hectolitres de froment à l'hectare, l'hectolitre pesant en moyenne 75 kilos un quart, el tout près de2 hectolitres el demi ayant été employés pat· hectare ponr ;a semence, cc qui, finalement, faisait un rapport de six à sept contre un là où la terre était bien cultivée; ce même rapport n'était que de quatre contre un dans le Gers (bulletin de la Société d'agriculture déjà cité). Admis à la barre de la Convention le 30 germinal an Jll (10 avril lïO:.), François (de Neufcbil.Lcau),alors membre du tribunal de cassation, parlant du blé, s'exprima ainsi au sujet des meilleures espèces,, cultiver: « On a déjà quelques données sur cet obj•·t inléres,ant. • L'auteur des Obse>'vations sur le ci-devant A11gow1,ois dit que le blé de Guiesce est le plus productif et le mtilleur de tous el qu'il est cultivé principalement dans les Cll\'irons de Nérac el près de )lontmoreau. « Les Mémoires d'agricuttu,·e d'un citoyen du ci-devant Languedoc nous apprennent que les froments du voisinage de Narbonne, département de l'Aude, sont plus Ons que tous ceux du reste du pays el des pays euvironnanls; que les grains en ont plus de poids el sont plus sayoureux. • Duhamel, dans les six volumes de son Traité de la culture des terres, le répertoire le plus riche de faits agronomiques qui existe en aucune langue, Duhamel cite plusieurs blés qu'il recommande à dil ers titres : « 1• Le blé de Smyrne qui produit deux fois plus que l'autre, mais qui demande à Mre enterré plus profondément el recueilli avant sa parfoile maturité; • 2" Un froment connu à Genève sous le nom de blé d'abondance, cl qui n'esl pas le blé de Smyrne ou de miracle dont je viens de parler;
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