HIS1'O11lE SOCIALISTE 237 C'est que, je le monlrerai plus loin, les ouvriers pouvaient alors poser leurs condilions. Je me bornerai ici à une citation qui prouve à la fois le manque de main-d'œuvre el le manque de machines dans nolre période; il s'agit d'un mémoire envoyé, le 29 fructidor an VI {15 septembre 1798), par une « société des sciences el des arts• à l'adminislralion cenlrale du Lot (Foreslié, Notice historique sur la fabrication des draps à Montauban, p. 38) et duns lequel on lit : « La main-d'œuvre élanl très rare el chère, il serait bien im1iorlant de provoquer et de favoriser l'invention de toutes les machines qui tendraient à suppléer l'homme•· Enfin, un rapport du 1" messidor an XI {:?0juin 1803) i,tablit que, même à celte date, la grande usine n'exislail guère chez nous et Vuti: I>E LA PO)IPE A PBU DB CHAILLOT, (O"aprà■ 11neesu.mpe du Mus6o Carnavalet,) que le machinisme y élait encore d'un usage très restreint (Révolution française, revue, numéro du i4 juillet 1003). La Convention s'occupa de favoriser les diverses industries; mais, comme c'élail son devoir urgent, elle développa surtout celles qui conlribuaienl directement à la défense nalionale. On se préoccupa de satisfaire avec les produits indigènes à tous les besoins de la marioe. L'exlraclion du salpêtre, son épuration, la fabrication de la poudre furent perfectionnées et plus que décuplées. En même temps, on découvrail le moyen de réparer sur place les lumières des canons évasées pur un tir fréquent. On avait alors le canon à âme lisse et se chargeanl par la bouche (système Gribeauval de 1765) donl la portée ulile élait au plus de 800 mètres, et le fusil à pierre (système de i777) qui ne portail que jusqu'à 240 mètres el permetlail de tirer au plus cinq coups UV. i.23. - BISTOIU SOCIALISTE. - THBJUUDOI Et OIRECTOUUi':. LIV, >2J,
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