HISTOIRE SOCIALISTE :?:.!7 que comme instrument pour faire de l'argent, san5 souci de son utilité. Quelques coups de spéculation édifiaient une rortun•, pui, la culbutaient (les Goncourt, llistoirc de la société française sou, lP Dùwtoi,•e, p. 162\ seules restaient rtebout, toujours plus grossPs, le, grossP, fortuoes que leur énormité rPodail mallresses du marché. Pour tous les autrPs, c·él1it la ruinr à brère échéance. la misère retombant sur eux, parfois renduP plu, péoiblr par quelques lueurs d'opulence entrevues. Les restaurants, rare, avant, sr multiplièrent. Dans les divero genres de commerce, chacun s'ingénia, pour l'emporter _sur ses nombreux rivaux, /J. provoquer les pas,anls; ·de là vinrent le• savant. étalage• el leur prolongement au debor.<.sur la rue ou sur les trottoirs qu'on commençait, en 1700, nous l'avons vu dan, le § 2, à établir dan, certaines rues. La voie publique élail également obstruée par les colporteurs et les marchands ambulants, contre lesquels protestait, dans les m~mes terme, qu'aujourd'hui, en faveur des marchand; en boutique, le cooseil consultatif de commerce (archives du ministère du Commerce), dan; sa séance du 2"2 germinal an V {il a,,ril 1797); quelq!!es jours après, le bureau central de Pari, décidait de raire disparaitre les• boutiques volantes• el, le Sprairial suinnt (27 mai), il signalait aux commissaires de police les« étalages abusifs" (recueil d'Aulard, l. IV, p. 7l et 139). L'annonce commerciale élaiL encore rare; en l'an IV (1i00), d"après les Mémoires de :Il. Richard Lenoir (p. 1i4), • on ne connaissail pas la méthode des annonres; un seul marchand à. Paris se servait de ce moyen, c'étail Marion. :Sous sui\ !mes son e~emple; non seulement Lenoir annonça la réouverture de l'ancienne maison à prix Oxe de son père, mais il ajouta qur l'on reprendrait le lendemain les marchandises ,endue• la veille, si elles ne convenaient plus à l"acquéreur. On ne saurait dire combien cette condition nous amena de monde. Nos linons parlirenl dans le mois, au prix de seize francs la robe de quatre aunes •, soil 4 mNres 75 à 3 fr. :]6 le mètre. • Au boul de six mois-, ajoute-t-il (p. 175), nos ventes monlairnt à quinze cents francs par Jour•· Quant à la réclame et à la vari6té de se, procédés charlatanesques, l'initiative parall appartenir à Bonaparte: • Bonaparte, le premier, inaugure l'instrument•• a constaté M. Félix Bouvier (Bonaparte en Jtalie-f i96, p. 531 ). On n'a pas de documents sur le cltiffre, <lesimportalions et ctes e~µortations au dëbut de notre période. Mais (Journal d'économie pllf/lique, de morale et de politique, 1. Ill, p. 228, et Statistique de la France, de 1838. volume sur le commerce extérieur, p. 7) il fut importé, en l'an IV (septembre 179;:; à septembre 1700), pour lOI 125000 francs; en 1707, pour 3;;3158000 francs; pour 2'()R248000,en 1708 et pour 253068000, en 1799. En ran IV, il fut exporté pour rn1718000 francs; en 1707, pour 21112,000 fra11cs; pour :2".>311i000, en 1708 el pour 300241842, en 1799. En parliculier (Joumal d'-'co11omie... , no du 20 germinal an Y-0 avril 170ï, cilé plus haut), il était importé, en ran IV, pour 38804000 francs de matières brules propres à l'iuduslrie; en
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