llIS'fOlllE SOCIALISTE 207 / § 5. - Institutions scientifiques 1 littéraires et artistiques. A la place des anciennes Académies supprimérs, la loi du 3 brumaire an IV sur l'organisation de lïnstruclion publique créa l'Institut. Divisé en trois classes : i' sciences physiques et mathématiques; 2' sciences morales et politiques; 3° littérature el beaux-arts, il rut composé de membres résidant à Paris, d'associés nationaux et d'associés étranger,. Il était destiné à suivre les travaux scientifiques et littéraires el à travailler, par recherches et publications de écouvertcs, au perf~ctionnement des sciences et des arts. La création du Bureau des longitudes chargé d'observation~ astronomiques et météorologiques cle façon, en même temps, à servir la scienc~ et à èlre utile à la navigation, est due à la loi du 7 messidor an Ill (23juin 170:S). Celle loi plaçait l'Observatoire dans les attributions du Bureau des longitudes. Du reste, un des caractères de l'époque fut, non seulrmenl l'ulilisalion au point de vue immMiat de Ioules les découvertes scientifiques, mais encore la provocation systématique à de nouvelles découvertes accomplies, peut-on dire, sur commande pour satisfaire des besoins urgents. Ainsi, les aérostats sous forme de ballons captifs, furent employés par l'armée; on ne se borna pas à utiliser l'art de !'aérostation, on le perrectionna relativement à la produclion du gaz, à la légèreté et à la solidité de 1'6tolfe de soie (rapport au Directoire sur les progrès réalisés dans !'aérostation de juillet iî93 au i1 messidor an IV-29 juin i706, date du rapport, Archives nationales, AF 111389). Dans son rapport du i4 nivôse an Ill (3 janvier i705 ), Fourcroy constate que 34.ascensions militaires ont déjà eu lieu cLque" plusieurs compagnies d'aérosliers ont été formées "· C'était dans le parc <le ~leudon qu·on les instrui0ait et qu'on fabriquait les appareils, en même Lemps qu·on sy livrait à des expériences sur les poudres et les boulets. Le i" brumaire an VI (22 octobre i797), Garnerin faisait au parc lionceau son expérience de parachute renou"elée, lo 3 messidor an VII (21 juin i799), au jardin Tivoli, sur l'emplacement duquel se trouve actuellemenL la rue de Londres, où le 8 thermidor an Vil (26 juillet i709), Blanchard Ill, avec l'astronome La Lande, une ascension à l'aide de« cinq !>allons réunis en un seul groupe• (recueil d'Aularcl, t. V, p. 651). La première disposition relative à l'uniformité des poids et des mesures avait été le décret de l'Assemblée constiluanle du S mai i790 demandant à cet etret le concom':3 de l'Angleterre et proposant de baser le nouveau système sur la longueur du pendule simple qui bat la seconde. Cependant, à la &Dited'un rapport d'une commission de l'Académie des sciences, l'Assemblée constituante avait, le 26 mars i79i, adopté comme base le quart du méridien. En conséquence de ce vote, l'Académie des sciences avait nommé diverses commissio»s et, finalement, ll.échain et Delambre s'élaie1!l trouvés chargés
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