Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

200 HISTOIR~ SOCIALISTE nationale; pour l'histoire naturelle, le ~uséum, si heureusement transrormé le iO juin 1793, agrandi dans notre période par les lois du 21 frimaire an llI (11 décembre i70.1) ol du 17 prairial an IV (6 juin 1700), que le manque de ressources fil rapporter saur en ce qui concernait les terrains réunis el ceux pour la réunion desquels toutes les formalilés étaient accomplies; pour l'économie rurale, une chaire, dont le titulaire élail Thouin, au Muséum. Pour la géométrie et la mécanique, s'il n'y eut pas d'enseignement 1>arliculier, avait été créé par la loi du 19 vendémiaire an Ill (10 octobre 1794) le Conservatoire des Arts et Métiers, 011 des collections de machine;;, d'outils, de dessins el de livres et des cours techniques <levaient être organisés; la loi du 22 prairial an VI (10 juin 1708) finit, après beaucoup d'hésitations du Conseil des Cinq-Cents, pur lui allribuer le bâtiment qu'il occupe toujour;; el dont il pril posse~sion le 12 germinal an Vil (1" avril 1799). Enfin, en l'an Vil (1709), fut établie à Giromagny « l'Ecole pratique pour l'exploitation et le traitement des substances minérales », origine de l'ée,ole de Saint-Etienne. Pour la seule catéJ,orie des sciences poliliques, rien ne fui organisé. Les écoles de droit n'étaient prévues nulle parl : la législalion, enseignée dans les écoles centrales à un point de vue élémentaire, avait été réservée à celle école des sciences politiques à un point de vue plus complet; à Paris, deux établissements privés, I' « Académie de législation • et I' « Université de jurisprudence • cherchèrent à suppléer à celle lacune; en province, grâce également à des i11itiatives particulières, un enseignement juridique plus ou moins dé,·eloppé rut donné à Nancy, Toulou~e. Angers, Poitiers et 11.ennes (Liard, l'Enseignement supérieur en France, t. Il, p. 30). li ne faut pas oublier que le Co/lè9e·de France fut conservé par la loi du 25 messidor an Ill {13Juillet 1705); il compta dans notre période dix-huit chaires, dont on trouve l'énumér..tion dans l'Almanaeh national. Enlln, le 1" vendémiaire an IV (23 seplembre-1795), la Convention accordait une subvention de 60000 livres au Lycée des arts, établissement où son fondateur, Clrnrles Dé,audray, avait organisé des cours publics pour propager les connaissances utiles. Après l'incendie, le 25 frimaire ao Vil (16 décembre 1708), du cirque construit en 1787 au milieu du jardin .du Palais-Royal, où il était installé, cet ét~blissement, sans retrouver son ancienne vogue, rouvrit le 15 prairial an VII (3 juin 1700) à l'Oratoire, rue Saint-Honoré, où avait en lieu auparavant la tenlative d'un cours gratuit, fait sur l'agriculture, le commerce, la Lechnologie, la philosophie el les sciences (illoniteur du 3 vendémiaire an VII-24 septembre 1708) par Jacob Dupont, l'athée dont a parlé .L,urès (L. IV, p. 146i). li y eut d'autres établissements libres ùe ce genrè, en parliculler le « Lycée républicain •• qui ne méritait guère son épithète, de Laharpe, el le • Lycée des Etrangers •-

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