202 HISTOIRE SOCIALISTE établis;ail deux nouvelles pour le commerce à Morlaix el à Arles. Elle établis_ sait aussi pour les aspirants de marine trois corvettes-écoles à Brest, 'roulon et Rochefort; de là est sortie l'Ecole navale. Cette même loi prévoyait enfin une « Ecole des géographes • qui, établie à Paris, exerça ses élèves « aux opérations géographiques el topographiques, aux calculs qui y sont relatifs cl au dessin de la carte ». On lit à son sujet dans la Statistique gén,'rale et particulière de la France, publiée en i80:3 par l'éditeur Buisson (t. Ill, p. 32) : • Celte école des géographes vient d'être supprimée par un arrl:té qui supprime en même Lemps le Bureau du cadastre •· L'ouvrage cilé ne donne pas la date de cet arrêté qui est du 3 germinal an X (24 mars 1802). On s'élail, bien entendu, préor,cupé, avant la fondalion de celle école, de fournir des cartes aux armées. Un arrêté du comité de salut public du 20 prairial an Il {8 juin i7!H) avait constitué, sou;: la direction de la commiision des travaux· publics, une « Agence des cartes el plans » chargée de centraliser les cartes el ouvrages géographiques de toutes provenances; le même arrêté 111,1intenait cependant le DJp~I de la Guerre, « dépôt particulier, extrait du clépôt général, où seront réunis toutes les cartes, plans et mémoires jugés uliles pour le courant des opérations des armée, de terre et de mer ». Celle section de l'Agence « finit par absorber celle-ci». A côté de celle Agence el de ce Dépôt, le comité de salut pulllic créa pour son usage particulier, afin de suivre• les mouvements, les actions el les opérations des armées en présence », un « Gabinet topographique » divisé en plusieurs bureaux (3 fructidor an 11-20août 171H) qui eut, il un moment, une assez grande importance; Bonaparte, nous l'avons vu (chap. 1), y fut allaché en août iî9;5; un arrêté du 22 floréal an V [ii mai i797) le réunit au Dépôt de la Guerre qui était réorganisé (Hevue d'Mstoire redigée à Utatmajor de l'armée, n• de décembre 1903, p. 482 el 483); une instruction réglementaire du i7 nivôse an VII (0 janvier 1709) définit de nouveau le servicedes ingénieurs géographes appelés « ingénieurs artistes •, et détermina leurs attributions (colonel Berthaul, Les ingénieurs gi!ograp!tes mil,taires, :I" vol. p. i20 a 134). Les Ecoles polytechnique, d'artillerie, des ingénieurs militaires, des ponts et chaussés, des mines, des ingénieurs de vaisseaux, de navigation, de marine, et des géographes, dont je viens de parler, étaient destinées il assurer des services de l"Elat, elles consliluèrent, d'après la loi du 30 vendémiaire an JY, les • Ecoles de senices publics» dont les élèves (art. 4) étaient salariés par l'Etat. La loi du 23 fructidor an VII (9 septembre 1799), • relative \au personnel de la guerre », institua à Versailles, Lunéville el Angers trois « écoles nationales dïnstruclion des troupes il cheval » qui ont été l'origine èe !"Ecole de cavalerie de Saumur; depuis un ar:êté du Directoire du 16 fructidor an IV (2 septembre 1796), existait au Manège de Versailles u:ie • école nationale d'équitation » où « chaque régiment de tu,upes à cheval •
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