Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALISTE 201 1'i94) décidant la création d' « écoles révolutionnaires de navigation el de canonnage maritime » à la suite d'un rapport de Boissier portant qu'il fallait « créer des institutions navales dans les mêmes principes el à peu près sous les mêmes formes que celles qui vous ont présenté, dans les ateliers révolutionnaires pour la fabrication des salpêtres el des poudres el au Champ-deMnrs - (ceci doit être une coquille et il faut probablement lire : au camp de Mars, comme on appelait parfois le camp des Sablons où se trouvait l'l,cole de Mars à laquelle il est sans aucun doute fait allusion), - des résultats dont l'inappréciable avantage est incontestable •· A l'exemple de l'Ecole de Mars, ces écoles devaient avoir une durée limitée (du 20 pluviôse an Ill au 1" vendémiaire an IV-8 féHier au 23 septembre 1795). Le comité de salut public était chargé de désigner les ports où ces écoles seraient ouvertes. L'Ecole centrale des travaux publics ne Culorganisée que le 7 vendémiaire an Ill (28 septembre 1794); ouverte le 10 frimaire (30 novembre), elle reçut, le 15 fructidor an III (1" septembre 1795), le nom d'Ecolc polytechnique. Les élèves, recrutés par voie de concours public, étaient externes el recevaient un traitement annuel de 1200 francs pendant leur présence à l'Ecole installée au Palais Bourbon; des savants illustres tels que Berthollet, Lagrange, Monge et Vauquelin, furent les premiers professeurs. La loi du 30 vendémiaire an IV (22 octobre 1795) fit de l'Ecole des ponts et chaussées, de l'Ecole des mines, de l'Ecole des co11structions navales ou des • ingénieurs de vaisseaux •, conservée; el réorganisées, de l'Ecole d'artillerie déjà établie à Châlons-sur-Marne en sus des écoles régimentaires d'artillerie portées au nombre de huit par la loi du 18 floréal an Ill (7 mai 1795), et de l'Ecole des « ingénieurs militaires • ou du génie que la loi du 14 ventôse an III (4 mars 1795) maintint à Metz, des écoles d'applic1lio11 se recrutant parmi les élèves de l'Ecole polytechnique. L'instruction publique, telle que voulait l'organiser la Convention, exigeait de nol)lbreux maitres. Afin de former en nombre suffisant des hommes immédiatement capables d'enseigner, elle créa, le 9 brumaire an Ill (30 octobre 1794), l'Ecole normale. Les élèves Agés de 25 ans au moins, désignés par les administrations des districts à raison d'un pour 20000 habitants, étaient externes el recevaient un traitement de 100 francs par mois pendant la dorée des cours; ainsi que ceux de l'Ecole polytechnique, ils eurent comme professeurs les hommes les plus éminents de l'époque, grâce auxquels les sciences furent, pour la première fois, enseignées avec un éclat qui contribua à en propager le goOt. Inaugurée le 1" pluviôse an Ill (20 janvier 1796), la première Ecole normale fut dissoute le 30 floréal suivant (19 mai). La loi du 30 vendémiaire an IV maintenait, en les appelant Ecoles de natJigatwn, les 34 écoles • d'hydrographie et de mathématiques • fondées en t791, pour la.marine de l'Etat et pour la marine de commerce; elle en

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