IIISTOIIIE SOCIALISTE 203 devait envoyer un lieutenant ou sous-lieutenant et un sous-ûfficier (Archives nationales, AF IV 300). Outre ces école,, d'autres furent organisées qui, ou n'avaient véritablement pas le caractère des écoles précédentes. ou !"avaient, du moins parliellemenl, sans quïl leur fût reconnu par la loi du ::io 1endémiaire. Ainsi la loi du i4 frimair~ an li[ (4 décembre 179\), mentionnée plus haut, avait décrété la substitution, aux trois facullés de médecine de Paris, de ~lontpellier el de Strasbourg, <le trois écoles dites • de santé •, que la loi du 3 brumairr an IV appela Ecoles de médecine; elles étaient chargées de préparer de, médecins pour l'armée el pour la marine. Les élèves de l"Elat Louchaient 1200 francs de traitement annuel comme les élèns de l'Ecole polylecbnique; mais, à côté d'eux, étaient ad mis dans les mêmes écoles de mMecine des étudiants libres, m~me des étrangers. Dans un rapport au Conseil des CinqCents, le 14 germinal an V (3 anil lï07), Vile! constatait le succès des écoles de Paris el de Montpellier, celle de Strasbourg allait moins bien. En outre, une école de médecine se mainlinl à c~en ; on lit, en e!Tet, dans le comple rendu d'une mission remplie par Fourcroy en floréal an IX (ruai 1801): • L'ancienne école de médecine de Caen s·e,L ;oulenue ... Elle continae ses exercices el ses leçons ... Elle a de 40 à 50 élèves. On n'y fait plus de réception depuis Lrois ou quatre ans, d'après une lellre du mini5tre Fraoçois.(de Neufchâteau) » (fiocquain, Etat de la France au f 8 brwnaite, p. 200). Il y eut, à l'écÔle de Paris (A. Prévost, L' École de santé de Patis, 1794-180'J, p. 28), par décision du 9 nivôse an V (29 décembre 1i96), un cours tl 'accouchement pour les élèves sages-lemmes. On enseigna, ce qui était nouveau, du moins en France, la médecine légale, !"histoire de la médeci11e,l'hygiène, la physique médicale. Tandis que des cours théoriques et pratiques étaient faits, à l'l!0pilal militaire du Val-de-Gràce, au, élèves rétribués par l'Etat, d'autres cours avaient lieu, à l'H0Lel-Dieu (hospice de l'llumanité) el à la Charité (hospice de !'Unité), pour un certain nombre d'élèves déjà avancés dans leurs éludes el désignés par l'adminislralion des hospices civils: l'enseignement à peu près exclusivement Lhéorique des anciennes Facultés;fut, en effet, offlciellemenl complété, à l'exemple de ce que faisail depuis plusieurs années Desault, par la leçon clinique, l'enseignement pratique à l'hôpital el il l'amphithéâtre. l La loi du 14 avril 1791 ayant maintenu les règlements existants« relatifs à l'exercice et à l'enseignement de la pharmacie •• les Collèges des pharmaciens de Paris et de Montpellier avaient persisté. r,es pharmaciens de Paris se constituèrent, le 30 ventôse an IV (20 mars 1700), en « Société libre», el continuèrent l'enseignement dans l'établissement - où l'école est restée Jusqu'en 1881 - de la rue de !'Arbalète, qu'un arr0té du 3 prairial an IV (22 n"iai 1796) admit en qualité d'Ecole gratuite de pharmacje (Journal des pl1armacie1is, 1797-99, p. 2)-
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