Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

iSô IIIS'l'OlflE SOCIALISTE l'appui de ,on apprédation, l'auteur du proje t mentionnait en note un fait qui ;.'était p:1s-1• dnq jours a\',lllt et qui concernait un des nouveaux élus, le i,:, ni•ral \\ïllol (voir fin du chap. x,·) : « Le 21 de ce mois, le général \Villot a Né rrç11,,pprenti franc-maçon à la loge du Centre des Amis, prrmière loge du GranJ Orient de Fiance •· Un r,1pport sur le mois de brumaire an Vil \ùClobre-no\'embre 170 ) dil, en parlant des royaliqtes, •!UC, « enfermés dan, des loges maçimnique;, ils croient échapper aux regards de la police » (/bidrm, l. Y, p. 210i, Le journal avancé u~ l'éJ oque, le Joumal des hommes lihrrs, du 23 messidor an YI! (1 l ,uillel 1709), se monlrait hostile aux francsmaçons (lhidem, l. V, p. 613). On a vu (chap. ,·m) quo les pr êtres émigré, reçurent les secours des francs-maçons angb is. § 4. - Enseignement. Cne honne organisation de l'enseignement a urait été un excellent moyen d'en rai er la puissance cléricale; mab c'éL1i t là une de ces réformes capitales dont les pelits désava11lages pour les privil égié, de la fortune l'emport 0 nl, aux yeux de beaucoup de républicains mod érés, sur leurs immenses avantages pour la fiépul,lique même; aus,i est-c e surloul en celle matière que la réaction politique co,cmencée en 17!l4se fit sentir. De la loi du 20 frimaire an Il (10décembre1î! l3) rapportée par Douquier, après un ,ote de la Convention. le 21 frimai re (11 décembre 1î93), accordant la priori lé à son projet contre celui dont nomme étail ra pporteur, il résulta il que l'en;eigneme11l primaire serait laîque, gratuit eL obligatoire. Ceux qui, à notre époque, prétendenl, sous prcle1,te de liberté, laisser aux congrégations la faculté de donner l'enseignement pr imaire et secondaire- alor, que leur enseignement dominé par le dogme, c'e ,t-à-dire par la prohibition fondamentale du libre e,amen, constitue la plus grave alleinle à la liberté de penser, à laquelle l'enseignement primaire cl secondai re a précisément pour but es,enliel de fournir se, moyens d'action, d 'où la liberté iles congrégalions aboutissant à la ,iolalion de la liberté du corps social en la personne de ses jeunes membres - tircnl ar~umeot de ce q ue celte loi débutait (arL i") par les mols : • L'enseignement eH libre•; mai s il, se gardent bien de dire dans quelles conditions s'exerçait celte liherlé. Les personnes qui voulaient user de la fac ulté d'enseigner, devaient le déclarer à la municipalité el • produire un certificat de civisme el de bonnes mœur- signé de la moitié des membres du c onseil général de la commune ou ùe la section du lieu de leur résidtnce, el par deux men,bres aa moins du comité de sur1•eillancc de la seclion, ou du liea de leur domicile, ou du lieu qui en est le plus voisin • (art. 3). Celle pr écauüoo restrictive dont l'oubli constitue une , éritahle falsiftcalion historiqu e, esl d'autanl plus remarquable ,que celle loi était faile pour un milieu où l a loi du i8 aoQt i79i avait préala·

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==