Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIISTOIHE SOCI.ILIS'l'E rien des principes dont il ,.,,~nlte <1ue les colo,iir• font pirlio i11l•'C(r111tr(le la République française, une, indi,·is'hle et d,1morrali((ue •• _seulement on maintenait de, dl-oils s;1éciau, sur le, rlenrées rril,.ni.ilr,. Qurl~ur~ jour, avant la fin ,le, déhats r,•lalil, à la Con,lilutinn de l'an Ill, la Conl'eiüion. dans sa séanc~ du 5 thermirlor ,2,1 Juillrt 17!>::;),avait rntr•ntlu un r.1p ort dr Oefrrmon parla ut au nom rlu co·11ito rle S'l.lut publie; il ,,',1.t"t r,prim, 1 ain•i au sujet de 1int-Domin~11e, laroloni~ ta plus en \'Ue,it 1,, foi- ~ons Ir rapsorl d• l'importnnce et dr l'azil:ition /rhap. 1x et xix), où l"alfnnrhi«rmenl de• n<'!(res proclamé par la loi du 16 pluvôOse an 1111 février r;m ,"Nait heurté 11 la rt'•i<t-in,·e non seul •ment <lrs propr't<tnirr, blancs, mais dr• prorriétaires multltr~s qui. s'ils vouhient 1'trr mi, p·•r~onn••llemrnt ,,ir un pie11d'1•1:rnlit6complète avec le; blancs, protr,t,i•nt conlrr l'élérntio11 <ks n~~rt'" nu m~me niveau : • Si on non~ ,JenurndP <J11PI f' .. t r,~c.pr:Lpublic-da,:s la ,·o!nnic, nous 'répnndrons: n où ,otrr 11/cret s111·la lib"•rt,1 11,,, noir, 11·,·-t pas P\écut6, la Hépubliq11<>est méconnue. l'.lnf(lais 011l'E,pa~nol domine: ,•l I<"'colons ont mirnx aim(• 'e jeter sou~ u11etyrannie élranf!'èrc. que ,11,r,•non - rer Il posséder ~c, bdaH- .. Qu'on ne Jl' rie plu, de la néecs,it, 1 r!e !'P-rl· " ,, pour la cnll11~. P!u,ieurs habitations ont continué ou rrpri• leur, lraY "" sous la loi de la lil,erll'. ,ans autre rlifî&rrorr que clan~ le p1rlaf(r 11•, produit,, au,qurls le, culli,,alenrs •on( apprlé; pour un quart. tan<li- 1p1'a11paral'anl leur maitre ne h•ur trnail nunrn compte <le leurs •nrur,. • A la suite de oe rapport, la CoO\·ention s'était, dans la m,'mc sé·rnce, prononcée pour le mainln>n provi,oire 1111gouvernem,•nt milit·liri• à Saint-llomingur. a,ait inter lit • toute assemblée coloniale " jn,qu'à c,, quïl en cilt ,•té autrrmrnl ordonné par ln Conslitntion, el a\'ait d(-cid~ que les rè2lemrnts faits par le gouverneurseraienl pro1i,oiremenLP,('rnloi,, mai,atlre,sé, Ir plu• tôt possiltle à la cummi•sion de la marine pour •111rla Con,cntion ,taltHll iléflnitivemeot. C'était là le relu, de l'antnnomie administrath·e chère alor, au, colons contre-rèvolulioonnires qui - cc fat dit à la Con1cntion ,~ 1G pluviusc an Il (4 février lî04)-préconisaicnt « un gouver11rment parlirulier à chaque départeme)1l, c·e,t-à-dire le r~gime intérieur ou petit corps l<'l,;i-'atil; ri•gime t~nl désiré, tant sollicité par les colon•, parce que c'est une indépenthncr <le f1il •· l'or la loi du 5 pluviôse an IV (ZJ janvier 170v), le Directoire lut aulori,é à envoyer des ai:;ents dan, les colonies, el cinq notamment à s,1int-Oomingue, pour les faire jouir • des bienfaits Je la Coostitulioo républicaine •. C,·tk loi rut allaquée par les réacteurs que les élections de l'an V envoyèrent siéger au CIJrps h\gislalif(cbap. n) el la loi do :?:3prairial an v-111 juin t79î rapporta se, di~positionsrehlives à Saint-Domingue. Dans la di•cu,sion qui prt·,·(•cla ce vote, le nndémiairiste Vaublanc (voir début du rh1pitrr w) avait, dans la séance des Clnq-Cenh du 10 prairial (20 mai 17ll7, juMifié les colons, le11r opp09ilion à l'émaucipalion des noirs proclamée par la métropole el leur• dé-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==