I i64 HIS'rOIRJ~ SOCIALISTE que les enfants abandonnés nouvellement nés seraient reçus graluileroenl dans tous les hospices civils de la République; pour ceux de ces hospices qui n'auraient pas de fonds alTeclés à cet objet, les dépenses occasionnées par ces enfants devaient être couvertes par le Trésor; la tutelle de ces enfants était dévolue au président de l'administration municipale du lieu de l'hospice; les membres de cette administration formaient le, conseil de tutelle. Cela devait durer jusqu'à •a loi du i5 pluviôse an Xlll (4 février1805) qui transféra cette tutelle aux commissions adminislralives des hospices. Aux termes d'un arrêté du Directoire Ju 30 ventôse an V (20 mars 1797) réglant les détails d'application de la loi du 27 frimaire el dont plusieurs dispositions subsistent encore, les enfants abandonnés n'étaient pas, sauf le cas de maladie, conservé, dans les hospices, ils y attendaient seulement leur placement, par les soins des commissions administratives de ces hospices, chez des particuliers. Ces particuliers, il aurai! fallu, conformément à l'arrêté du Directoire, les surveiller, il aurait fallu leur payer le prix convenu. Or, en fait, nulle inspection, el les familles auxquelles on les confiait, ne recevant pas l'indemnité promise, finissaient par ramener les l'nfonts aux hospices où très peu survivaient: d'après Peuchet (Dictionnail'e 1mive1·selde la géog1'aphie connnm·çante, t. V, p. 312), à l'hospice des enfants trouvés de Paris, en l'an VI, sur 3513 enfanls entrés, 3020 moururent; en l'an Vil, sur 3777 entrés, 3001 morts. Cependant, les dépenses de la ville de Paris pour les hôpitaux, les hospices el les secours à rlomicile, constituaient la plus forte partie de ses dépenses totales : 2315925 fr. 37, en l'an VII, sur un ensemble, pour cetle même année, de 5 644 593 fr. 72 de dépenses acquittées. Venaient ensuite les rra;s de i:olice, 1 775 503 fr. 57; en revanche, il n'était consacré à l'instruction publique que la somme ridicule de 11298 Ir. (Les Fina11cesde la Ville de Paris de 1798 à I900,par Gaston Cadoux, p. if). Les recettes de la Ville, en l'an Vil, prol'enaient surtout de l'octroi. Les biens communaux avaient été absorbés par l'Etat et, quoique la loi du 11 frimaire an Vll(i"décerobre1798) qui, en règlementant les recelles el dépenses de l'Elat, des départements et des communes, mettait au nombre des recettes communales le • produit des biens communaux susceptibles de location », poussât par là les communes à accrollre leur domaine, celui de la ville de Paris ne se composai!, à la fin de notre période, que de la voirie de Montfaucon - occupant à peu près l'es• pace compris actuellement entre la rue de Meaux, la rue Bouret, l'impas,e Montfaucon el le prolongement de la rue Armand-Carrel - dont la location rap;iorta, en l'an VII, une soixantaine de mille francs (Cadoux, idem, p. 8). Avant la loi du ii frimaire an VII qui devait pousser les communes à accroitre leur domaine, il y eut une loi pour les empêcher de l'amoindrir trop facilement. Après avoir prescrit (art. i"} : • Il ne sera plus fait aucune vente de biens de commune, quels qu'ils soient, ni en exécution de l'art.' 2 de la section 111 de la loi du 10 juin i793, el de l'art. 92 de la loi du 24 aolll I
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