Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIISTOll1E SOCIALISTE 1()3 particuli,~remenl alîectés, seront, co11formémenl à la loi du 16 vendémiaire, perçus par un seul el mèrue receveur el indistincl<'ment employés à la dépense de ces élablis;emeo1ls, de laquelle il sera nfanmoins tem1 des états dblincts el sé;,arés "· Cette loi el cet arrêté soul encore aujourd'hui les bases sur lesquelles esl constituée la fo tune de !'Assistance publique. La loi du 16 vendémiaire an V, en conservant les hospices • dans la jouissance de leurs biens •, leur avait conféré la ;ier;onnalilé civile; ils n'en ciirent pas moi us de graves difficull6s pécuniaires à surmonter. Nous savons déjà qu'ils dendcnl cependant touche,· une parl des bénéfices de l'octroi el du Monl-de-piélè; diver.es autres mesures furent volées pour remédier à J&ur ~iluation. Ainsi, furent attribués aux hospices, par la loi du 9 germinal an VI (~'O mars 1î!l8), la pre,que totalité des amendes el saisies prononcées pour élalllissemenl de loteries clandestines el, par la loi du 27 Lr umaire an \'Il (17 novembre lî98), le 'produil neL des bureaux de poids public. llalheureusemenl ces mesures ne furent guère appliquées. Les médecins, les employés, n'élaienl pas payés: au mois de floréal an VII (avril 170:J), on devait leur traitement depuis µlus de vingl moi; à ceux des hospices de Paris (F. llocquain, Etal de la F,·ance au 18 brumaire, p. XXXVI). Toutefois, d'après u11rappo,t du général L1cuée (Idem, p. 237), les rnala1es élaienl bien plus mal avanl iïSO ~uïls no le fure11l pen lanl la llévolutio11; celle ci, à la malpropreté très catholique de, institutions charitables de rauden régime, s·clforça, en etTet, de substituer un ,crl'ice public d'ass·slrncc plus soucieu, des devcirs de solidarité sor.iale cl d11ygiène. Une letlrn reproduite par li. Babeau dans son recueil, La France el Paris sous {,e Directoire (p.117), prouve qu·en 1700 on s·occup,il • rninulieu- ,emenl • d'a,sainir les miles des hô;,ilaux, d'après« les procédés chimiques» nous uil-on, de l'ourcroy; nous savons, d'autre parl, qu'en l'an li c'était u,; procédé indiqué par Guyton de _\lorveau qu'o11 emplo)ait pour détruire les • miasmes putrides • des bo1>ilaux( Cours imprimés par ordre du comité de salut public pour servù· à l'Ecole de Mars, chap. supplémentaire): dans un creuset de terre placé sur un réchaud, on mellail environ 275 grammes de sel marin sur lequel on vers,il à peu prè;; 1:/5 grammes d'aciae sulfuri<JlIC du commerce; on oùlenail ainsi des vapeurs d'acide chlorhydrique. Lïnslruclion sur les moyens de pré venir l'infection de l'air dans les hôpililux el de les puriller, rédigée en exécution du décret de la Convenlion du 1 i pluviôse an li (2février 170i), rcco.umandait aussi les vapeurs du soufre en combustion. li était dit à la tribune des Cinq-Cents, le 24 fruclidor an Yl (JO septembre 1798), qu'il y avait dans le; hospices de France, non compris ceux des départements de la Belgique, 161832 personnes en comptant 51012 enfants abandonnés. Il y avait, en particulier, dans les 20 hospices de Paris, 3 800 malades, 10150 vieillards, 2500 orphelins, 7000 abandonnés, soit, en Lou!, 23450 personnes. L1 loi du 27 frimaire an V (17 aécembre 1700) avait décidé

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==