Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIISTOIH~ SOCIALISTR a 'mis comme génèr.11 de briQade le 28 pluviôse an Il lü lëvricr l~!H ; dies lui valurent aussi, après le 9 thermidor, une ilrre,tatiou pendant lilquelle il écrivait : «J'ai été un peu affecté de la catastrophe de Robespierre le jeune que j'aimais el que je croyais pur: mai,, fût-il mon père, je l'em,e poig,rnrdé moi-même s'il aspira il à la tyrannie • ( !unir, ldPln, l. Il, p. 4;,:;, .. \s,ez ,·ile rel:lché, grâce probablement à lïnlervenlion <le Uarras auprès cle qui il fil agir, il reprit ses fonctions. Mais, le 7 germinal an Ill 127 mars nn;;. Lacombe Sain'-:llichel, membre du comité de salut public, lui laisait .:o,mer l"ordre « de se rendre sur-le-cbamp à l"armée de l'Ouest pour y commander l"artillerie • (Idem, p. 4î::i). Le 21 floréal (10 mai), il était à Pari, el. au lieu de "ac,:11er son poste, se rairnit octroyer un congé auquel, Je 2::i prairial 'L3 juin), Aubry, qui avait alors la haute main comme niembrc du comité a·e salut public sur la direction de la guerre, voulut me llre fiu en l"emoiaot dans J'Our,;t en qualité de i;én éral rie brigade d'inranlerie, ce qui était une ~orle de <li,- ,;ràce. N"ayant pu réussir à faire rapporter celle décision, il allégua de, r,tisons de santé el, grâce à un certificat de complaisance, resta :1 Paris. Le ,\ fructidor (21 aoùt), il était appelé au Ilnreau lo~ographic111e rhargé de la préparation des plans de campagne, par Doulcel de PoT1técoulanl rrui avait remplacé Aubry el qui fut, n son tuur, remplacé p1r Le Tourneur. Celui-ci ordonna à Bonaparte de rejoindre le po,te qui lui avait été assigné en Vendée el, sur son Tefus, le raya, le 20 fructidor (1::i septemure), « de la liste des ortlciers i;ènérau~ employés » Jdem, t. Ill, p. 7',). li n·aYail pas oessoi de fréquenter Barras et songeait à aller en 'rurquie se mettre au service du sultan. lorsque les événemen1s du 12 ,·e ndémiaire lui pe,mirent de reutrer dans l"armée. Le 13 vendémiaire an lY (5octobre lïO:'>;, Uonaparte ne rut olficiPllem~11t que l'auxiliaire de Barra, choisi par ce dernier; il exerça en tait les fonctions de commandant_ en second el se con~ocra à sa besogne ""cc nclivilc Grnce à la présence d'es~rit d'un général autre que Bonaparte (ld!'l/1, L li[, p. 0:1), le chef d'escadron Mural avait·reçu, dans la unit, !"ordre d'allr1· a,c<' se, cavaliers chercher au camp des Sablons '10 pi~ces de canon qui y èlaic,,t restéeè; à si~ heures du matin, une heure après le choix de Bonaparte p,11· fürras, les caoons eulrai.!nt aux 'l'aileries. Bona~arte ne fortifia 1,ao le palai.; lui-ml'•me,mai..;ses environs, plaça éles canons aux divers débouché;;et <·onCPnlra ~es forces sur les poinlS' les plus importants. De leur côté, les sections liourgeoises et l"étal-major royaliste qui les poussait, se préparaient à la lulle. Le commandement en chef avait été allriboéau général de brigade, rér, emment ilémissionnaire, Danican dont Hochcdi,ail, le :?::i pluviôse an III (13 février 1705), dans une lettre au général Krieg, « ilanican est le plus mauvais sujet ,1ue'1ous connaissions; méprisez-le, en allendanl son successeoT • (Rousselin de Saint-Albin, Vie de La:are lloc1,e, l. Tl, p. 13::">,. On lui donnait pom seconds le comte de Maulevrier, officier Yendéen, el La-

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