128 lllSTOlllE SOCIALIS'J'i,; avail pour roi un mineur, Gustave IV-Adolphe, sous la tutelle de son oncle, Charles, duc de Sudermanie, reslaienl nculres. Mais la Suède étail une morn,rchie mendianle. M. de Staël, solennellement reçu, le 4 floréal an JII (?3 avril !795 ), comme ambassadeur de la Suède, par la Convention, chercha à lui soutira des subsides. La lulle à mener conlre la l'rance el l'inrnrreclion polonaise avaienl, peut-être autant que les rivalités de ceux qui en guellaienl les dépouilles, épargné à la Turquie le sort de la Pologne. Le sullan Selim llI n'étail pas hoslile à la France el avait même fini par reconnailre la République; à Descorchcs, qui exerça en fait les fonctions d'ambassadeur, succéda en lilre et en réalilé Yerninac arrivé à Conslanlinople en floréal an III (avril iï95). L'entente de la première République avec le sultan esl l'équil•alenl de celle de la troisième avec le tsar; ici comme là les principes ne commandent nullemenl de prolesler de parti pris conlre de lels arrangemenls. Car prétendre subordonner les relations amicales des nations à la similitude de leur régime polilique, c'esl subsliluer, à la compréhension des condilions réelles de sécurité el de vie, l'outrecuidance de cerveaux s'imaginanl pouvoir mener le monde au gré de leurs conceplions sans tenir comple de la réalité; c'est agir conformément non à ce qui existe, mais à ce qu'on voudrail voir exister. Toul ce qu'on esl en droil de demander, ce qu'il faut demander à ces entenles correspondant à une nécessité ou à une utilité du moment, c'est d'0tre une garantie pour la paix ou pour la délcnse sans faire de l'un des adhérents l'instrument d'un autre, c'est d'impliquer réciprocité d'avantages. Telle était la situation en Europe, à l'heure où la Convention touchait à sa fin. Au point de vue des étrangers originaires des pays en guerre avec la France, l'assemblée révolutionnaire l'ut, pour les personnes, moins accommodante que pour les biens ( voir fin du chap. 1v). Le 23 messidor an III (11 juillet 1795), elle décidait que Lous ces étrangers « venus en France depuis lei" janvier 1792 •, seraient tenu, d'en sortir sous peine d'arrestation; et, le 15 thermidor (2 aoùl 1795), elle ajoutait que ceux qui ne se seraient pas conforméR à la loi précédente, seraient ~egardés comme espions el poursui vis comme tels. CHAPITRE X. LE ·13 VENDÉMIAIREAN IV.:_ flN DE LA CONVE~TION. (~lessidor an ITT à b>'umaire an IV• juin d octobre 1795.) On a vu (chap. v1) qu'une commissio11 de onze membre~ avait été désignée le 4 floréal (23 avril) pour préparer, disail-on, les lois organiques de la Constitulion; trois de ses membres n'ayanl pas accepté d'rn fairr partie, la
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