UISTOlRE SOClALlSTE 12i Deux choses empêchaienl le roi de Sardaigne, \ïctor-Amédéc Ill, beaupère des frè1·esde Louis XYI, d'abandonner la coalition, l'une J'envie de recouvrer la Sarnie et l\ice, que la Convenlion se refu,aiL à satisfaire de bon gré, l'autre la crainte de l'Autriche qui, déjà mattres,c de la Lombardie, pouvait s'éleudre en Piémont. Dans une conférence tenue i, Milall en février 179;; par des officiers représentant l'Anglelerre, l'Autriche et le roi de Sardaigne, une action concertée des forces sardes el autrichiennes avait été décidée; mais le rassemblement des troupes impériales fut très lent, elles n'étaient prNes qu'en juin. A ce moment, 1,5000 soldats de la République devaient faire face, de la lléditerranéc au mont Blanc, à 70000 Austro-Sardes. Obli::,é. en outre, de tenir des troupes it la disposition des représentants en mb,ion qui craignaient dans les dé. artements le contre-coup des journées de i(ermi1.al et de prairial, Kellermann ne pouvait prendre l'o!fensil'e avanl d'al'oir reçu des renforts importants. Si l'armée des Alpes déjouait plu,ieurs tentatives, sur le petit Saint-Bernard en floréal '.mai) et sur le col de Tende en mr,sidor (fin juin), à celte même époque l'armée d'llalie dut, après un ùchec, abandonner la po,ition de \'aèo et se retirer sur la ligne de la 'l'agda. La contrée se trouvait éi,ui,;ée, les approvisionnements étaient difficiles rn trrriloire génois oü les assignats n'étaient pas acceptés eJ impossibles du côté de la mer dont les Anglais étaient nrttîlrcs, surtout devuis le combat des lies d'llyères (21> messidor-13 juillrt). L'armée vivait au jour le jourgrâ.ce à l'aimégalion des soldals et au dévouement des officiers donnant les uns et les autres leur argent, leurs montres, tout cc qui avait quelque valeur, afin d'acheter des vivres pour tous. Il y avait heureusement mésintelligence entre les Piémontais et les Autrichiens qui agi,saient trop en maitres. Les engagements se réduisirent it des escarmouches d'avant-garde et à des tenta• lives isolées telle, que celle du duc d'.\oste sur Je mont Genèvrc qui échoua le13 lructidor (30 août,. La marche des troupes des Pyrénées acheminées ,•ers l'armée dïtalie fut retardée par le manque de chaussures, el les nouYclles opérations ne purent ;érieusement commencer qu'en brumaire an IY (novembre 17(J:;); le 26 (17 nornm!Jre), nous étions prêts pour l'allaque. Kellermann avait remis, le 7 vendémiaire (W srptembre), le commandement de l'armée d'Italie à Schercr appelé à ce poste le 14. fructidor (31 août), et il prit, le même mois (débul d'octobre), celui de l'armée des Alpes; cette dernière armée, sans avoir à elîectuer dïmportantes opérations, devait durer officiellement jusqu'au t, fructidor an V (21 ao0t 1797). La Suisse qui était encore la conréctération des Treize-Can tons - la république de Genève n'était que son alliée - gardait une neutralité conforme à sa position géographique et servait lle terrain, nous l'avons YU, au, né~ociations internationale, menées par Barthélemy, ambassadeur de la République française en Suisse deruis le 22 janvier 1792. J,,e Danemark, sous Chri~tian VII, et la Suède qui, depuis la mort M Gusta\'e Ill, le 29 mars 1702,
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