120 HISTOIRE SOCIALISTE ,emeul le siège de Pampelune; mais la nouvelle que la pai, èl.lil conclue arr~la les hostilités. C'était à Bâle que la signature du traité de paix avait enfin eu lieu, Je 't thermidor an Ill \2"2 juillet no;;,, entre Darthélemy pour la Fra11ceel Yriarle pour l'Espagne, sur la base équitable de l'intégrité du territoire clrs deu, nations. L'Espagne cédait seulement à la France la p;1rlie de S.1int-Domingue 11u'elle possédait. Ce traité ét.ait ralilié, le i4. thermidor I" août,, par la Con,ention el, le 4 aolil, par le roi d'Espagne qui, à celle occa•ion, octroya à Godoy le litre de Prince de la Paix. Les armées des Pyrénées ne lardèrent pas à être dissoutes; celle des Pyrénées orientales rejoignit l'armée d'llalie el ~'0000 hommes de celle des Pyrénées occidentales gagnèrent l'Oue,l. Le Portugal, que gouvernail le futur Jean VI, au nom de sa mère la reine Marie JNqui élail folle, avail fourni quelques régiments à l'Espagne el quelques vaisseau, à l'Aogleterre. Il fil faire des propositions de pai, au comité de salut public 11ui,en prése11ce de sa neutralité de fait, ne se Mla pas de conclure avec lui. La plupart des Etals italiens manifestaient à l'égard de la Uépubliqlle françüse une hostilité que l'Angleterre surtout s·errorçail de sure,ciler, mais que lend:tit prudemment à te,npérer la conscience de leur faiblesse. Le grand-duc de Toscane, Ferdinand 111,élail le frère de l'emi ereur François li; lors de la coalilion contre la France, gujdé plus par J"inlérêt de ses sujets, grands commerçants, gue par ron go0t, il a,ail gardé la neulralilé quïl ne rompit (octobre i7û3) que sur l'iJ1jonction de l'Angleterre menaçant de bombarder Livourne el conft<quant une grande q11anlilé de blé achetée p()ur la France. Les ,icloires de la Ré1mblique lui in<pirèrent uue frayeur qui le poussa d'aulal1l plus à cbercber à rentrer en grâce auprès d"elle que les exigences financières de l'Autriche lui paraissaient ruineuses. Dès que la Répuhli•Jlle le lui permit, il envoya officiellem•nt le comte Carlelû à Paris pour négocier la paix. C0 lle-ci fut shmée le 21 pluviôse an Ill (9 félrier i79;:; . Avec une modération louahle, la Convention n'imposa au grand-duc que J'ohligalion de reslitucr l'é11uivalenl des blés con0squés par l'amical anglais ller1·ey; elle rali8a, let;; pluviôse (13 février), le traité qui élail le premier ronclu par elle avec une des puissances de la coalition, et Carlelli re,ta à Paris comme représentant de la •roscane. Les républiques oligarchiques de Lucques - enclavée dans la Toscane - par impuissance, de G0nes, par cupidité commerciale, de Venise par économie, n'aspiraient qu'à conserver leur neutralité en élalll bien avec tout le monde. Leurs faibles ressources rendaient les ducs de Parme el ~ Modène insi!!:nifiants. Naturellement, le pape Pie VI abhorrait la Révolution, mais 63 force n'él"il pas au niveau de sa haine. C'était le cas aussi du roi d.,s DeuxSiciles, Ferdinand IV; s'il élail excité contre la France par &a femme MarieCaroline, ~œur de Marie-Antoinette, il était retenu par la peur.
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