HISTOIRE SOCIALISTE 121 ?3 (10 aot'll), la réponse du comité de salut public : celui-ci n·accordail pas d'armistice, se déclarait prêt tl entamer des négociations dirccles pour la paix el envoyait à Bâle un de ses meml,res, Reubell, qui arriva le 2() {1GaoùtJ. L'accord ne put se faire; quant aux petils Etals allemands, s'ils avaienl tous des intentions pacifiques, ils n·osaienl se prononcer entre la Prusse cl l'Autriche, et, seul, le landgrave de Hesse-Cassel signa la p;iix le 11 fructidor (28 aoùl); ordre fut donné de pousser vivemenl le, opérations militaires. Wurmscr avait été chargé, le 30 juillet, du commandement de l'armée autrichienne du Haut-Rhin, Jes en,irons de Dàlc au delà de '.llannheim; il avait en face de lui Pichegru. Clerfayt, a,ec l'armée du Bas-Rhin, était, de llingen ù Düsseldorf, opposé à Jourdan. L'armée de Sambre-et-)leuse passait le Rhin, occupait Düsse1Jorf 120 fruclidor an lll-G septembre iï0:51 el, en deux semaines, parvenait sur la Lahn. Jourdan descendait, le l" vendémiaire an IV (23 septembre), dans la vallée du ~lei~ el, le 4 2G septembre), ~ayence était complètement i,neslic, sur la ri\'e gauche par le général Schaal, sur la rive droite par Klcber. Afin de ne pas se dénoncer lui-même, Pichegru avait dû, à rnn tour, se décider à avancer; ayanlalleinl ~lannheim, il commençait le bo mbardcment lorsque la place se rendit le 4' jour complémentaire de l'an Ill (20 septembl'e). Il aurait pu, il aurait dù, dès le lendemain, poursuivi-e rolTensi ve, s'assurer dïleidcluerg, séparer les deux armées ennemies el, après avoir joint Jourdan, les écra,cr ,uccessi\'ement. Mais le traitre, préoccupé a,anl tout de tirer de la situation le meilleur profil personnel, n'avait pas renoncé aux projels interrompus el, tout en sauvegardant les apparences, il tenait à ne pas s'Noigner. li engagea donc deux divisions se~lemenl contre des forces très supérieures, préméditant leur écrasement pour a,oir, sans se compromettre encore, un préte,te i, rernler. Le général Durour élail, en effet, battu Je 2 vendémiaire (:?'i seplcmbre) el fait prisonnier; ce fut Clerfayt qui consena llcidelberg, ce furent les armées autrichiennes qui opérèrent leur jonc lion. Wurmser arrirn près de }lannheim el permit à Clerfayt de réunir toutes ses forces contre l'armée de Sambre-elMeuse. Jourdan dut se résoudre à la retraite. Elle commença le 20 Yendémiaire {12 octobre); après une série de difficullés, la droite avec Kleber ayant pu repasser le Rhin ù :-leuwierl el la gauche avec Jourdan à Düsseldorf, l'armée s'établit derrière le Rhin. Le 26 {18 octobre), Wurmser avait forcé les troupes de Pichegru à se réfugier sous Mannheim el cc dernier, qui y avait son quartier général, écrivait à Jourdan pour lui demander des renforts. Des 8000 hommes environ en\'oyés, la moitié arriva les 5 et 6 brumaire (27 el 28 octobre); mais cela n'empêcha pas, le 7 (20 octobre), Clerfayt do mellre en déroule l~s troupes qui assiégeaient Mayence sur la rive gauche el de débloquer la plijce. De son côté, Wurm~er multipliait, en brumaire (premiers jours de novembre), les altaques conlre les troupes réunies sous Mannheim el les obligeait à s·éloigner.
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