IIJSTOII\E SOCIALIS'l'E 119 ment, c'est l'avidité décelée par 1° passage reproduit plus haut, qui, sous prétexte de frontières naturelles, vont maintenant d<'lermincr les démêlés de la France avec l'Europe, et ce sont ceux-ci qui vont peser déplorablement sur notre évolution intérieur~. La retraite du roi de Prusse ful considérée comme une trahison par le chef de ln maison d'Autriche qui était en même Lemps le chef de l'Empire, François li; la percipeclive d'avoir seul à soutenir la cause des rois contre la République ne l'enorgueillissait pas oulre mesure. Depuis le combat du 11 frimaire an 111 {i" décemlJre 179\)sous les murs deMayence,lesPrussiens d'actems étaient devenus spectateurs, el le solo joué par l'armée impériale n'arail rien de parliculièremenl brillant ; il se composait surtout de silences. 1 Quelle élail la situation des armées françaises? L'armée du Nord occupait la Hollande; la conqu6Le de ce pays achevée, l'armée de Sambre-elMeuse, remoulant le Rhin, s'établit de Düsseldorf à Coblenz el, vers le milieu de germinal (dans les premiers jours d'avril), trois de ses divisions, sous lrs ordres du général Hatry, remplacèrent autour de Luxembourg celles de l'armée de la Moselle aprclée ?J. rejoindre loul entière l'armée du llhin devant Mayence. Une décision du 13 ventôse {3 mars) avait fusionné ces deu, dernières armées el placé la nouvelle armée clc Rhin-el-Moselle sous le commandement en chef de Pichegru, auquel succédait, à la lêle de l'armée du Nord, le général Yiclor Moreau. Sur le refus, parait-il, de Pichegru d'tllre le supérieur de Jourdan, qui reslail à la tôle de l'armée de Sambre-el-~fouse, ces deux généMux curent simplement en fail, rnn, suhordinalion de l'un à l'autre, à cwmbiner leurs e!Iorls. Retenu quelques jours à Paris, ainsi qu'on l'a vu (cbap. vn), Pichegru fut suppléé, ju.s<Ju'àson arrivée devant Mayence (27 germinal-16 avril) par Kleuer qui, selon son désir, rentrait bienlôl sous les ordres de Jourdan. L'Autriche, pendant ce temps, était plus occupée de s'entendre aYec l'Angleterre que de faire marcher son armée. De la réussite de ses négociations dépendait pour elle la continuation de la guerre. Le ministre des a!Iaires 6Lrdngères qui, depuis la mort de Kaunilz le 27 juin 1704, était le baron de Thugut, parvint enfir1 à signer à Vienne, d'abord le 4 mai, puis le 20 uiai, cteu.xconventions en vertu desquelles l'Autriche s'engageait à tenir 200000 hommes sur pieJ mo yennant, selon le mol de Hardenberg (Mémoires cités vlus baul, 1. 111,p. 189), des • subsides décorés du titre d'emprunt• de plus de eenl millions de francs à la charge de l'Angleterre. Mai,, taudis qu'elle alleodail, pour entrer en campagne, le résullal des e.,pé litions préparées par celle-ci sur les côtes de l'Ouesl el le soulèvement royaliste annoncé, le manque de vivres forçait le maréchal Bender à signer, le 19 prairial (7 juin), la capitulation de Luxembourg. L'armée française ne profil:< '>as, n'était peul-être pas à même de profiler
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