114 IIIS'l'OIRE SOCIALISTE n'a jamais c,isté »; el, d'apr~s le comte de Yauban : « l'on s'élait rendu sans capilulat ion • (.lfé,noites, p. 136). Le 3 lhermiùor {2l juillet), Tallien el lllad signaient un arrêlé déférant les rebelles à la commissioa militaire conformément à la loi. Les prisonniers anient été conduits à Auray; le 9 (27 juillet), la première commission prononça 17condamnations à mort; les condamnés, parmi lesquels Sombreuil, étaient fusillés le lendemain à Vannes. Eo résumé, il y eut 10041 acquittés ou libérés; sur les 7::iî condamnés à mort, deux. s'éva lèrent, un anit élé condamné deux fois, et 7.51, tous émigrés saur un seul, marin déserteur, furent fusillés. Or, sur le monumenl que la Restauration éleva en leur honneur, on a inscrit n::;2 noms (Chassin, Les f'acifications de l'Ouest, l. l", p. 584-685}.~·aux et faussaires onl décidémenl pour ce parli-là un allrait irrésistible. Ce faux .cependant a dù être allénué et, rappelanl l'opinion d'un aulre écrivain clérical, ~J. Dillard des Porle,, dans son ouvrage Chareue el la guerl'e de Vendée, écril {p. 471) : • .\1. Charles l\oberl esLime que 791 furenl passés par les armes •· CIIAPITR&:IX GUERRE ET OlPLO'.\IATlE (i:ent~sean III à brumoirc atl J'V-mars a octobre 1795) Au début de 1795, comme on l'a vu clans le chapitre 1v, la République était victorieuse, la coalilion formée contre elle avail été impuissanle; pour des molifs divers, presque loul le monde au fond désirail la paix. L'esprit de corps qui avail poussé les monarques européens à prendre en main d'une façon génrrale la cause royalisle, ne les empêchail pas d'avoir une conceplion très nelle de leurs inlérèts spéciaux; aussi leur amour affiché des principes était-il d'aulant moins aclif que le profil personnel quïl pouvait leur procurer devenait moindre. A ce point de vue, si la tulle soulenue par la France contre la Prusse el l'Autriche a facilité le succès du soulèvement nalional de la Pologne, ce soulèvement, di \'ersion heureuse pour la France, conlribua à désagréger la coalilion qui la combattait. La lsarine Catherine li avail bien rompu depuis i792 avec la France coupable• de lèse-majesté divine et humaine • (de Larivière, Catherine ll el la llévo/ulion française, p. 370), elle donnait au comte d"Arlois de l'argent et une épée, elle engageait l'Autriche el la Prusse à luller pour la !Jonne cause, elle concluait, le 28 seplernbre 1795, une alliance avec l'Angleterre et l'Aulriche; mais elle mourut, le 17 novembre 1796, sans avoir risqué un soldat contre la République. Pour êlre elle-mi\ me libre ailleurs, elle élail opposée à ce que les autres üssenl la paix avec la Frauce; elle se réservail, tandis que la Prusse el l'Aulriche suivraient plus se, conseils que son exemple, d'agir à
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