Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IJISTO!frn SOCIALJS'l'E son gr6 en Polo,;ac el en Turquie; ce ful l'insurrection polonaise cle Knsciuszko (mars fî()',) qui empêcha l'envahissPmenl ùe l'empire ottoman p~r / Sou\'orov. Un des premiers aclcs du gouvernemenl national de Kosciuszko occupé à se mainlcnir contre la Russie. la Prusse el l'Autriche, avait élé ù'envoyer un délégué auprès de la Convention. Mais Kosciuszko élail d6.à vaincu par les Russes (10 octobre 179't), lorsque le comité de salut public chargeait, le 21 brumaire (11 novembre), Pierre Parandier d'une mission secrète auprès des insurgés poloaais. Ses instructions étaient d'ajourner leur rrconnaissance officielle en leur promcttan l lou le l'aide possible; elles portaient: « La République française ne refusera poinl à la Pologne les ,ecours dirrcts que sa propre position pourra lui perm'tlre d'accorder, i,ourvu qu'elle ait la garantie que ces secours serviront à la ci use de la liherL6 » ( Révolution (mnçflisc, revue, t. XVll, p. 566 . ~lais, après la défaite de Kosciuszko, Souvorov prcnail d'assaut un faubourg de Varsovie, Praga (4 novembre), où, digne prédécesseur du militarisme international qui ensanglant, atrocement la Chine (1000), il faisail égorger près de vingt mille personnes, et la cause polonaise étail perdue. Pendant plu.sieurs mois, la Russie qui s'était, le 3 jauvier no;;, mise d'accord avec l'Autriche, négociail al'ec la Prusse et, le 24 octobre, le lroisième parlage de la Pologne n'en laissait plus rien subsister; le roi Stanislas-Auguste abdiquait le mnis suivant. La Pologne tomba victime de sa maul'aise organisation sociale el surtoul de l'avidité de ses nobles et de ses riches sacrifiant le rnlul de leur pays à la conservation de leurs privilèges. Rè~le générale, les dangers auxquels s'est trou l'éP partout exposée l'indépendance nationale onl ôt.é accrus par les manœuvrcs égoïstes cle la noblesse et des privilégiés; c'est sans doute cc qui aulorise leurs rejetons à di~simuler aujourd'hui leur cupidité hérocliLaire sous le masque du nationalisme. Les événements de la Pologne, où il éprouvail des échecs (28 aoûl6 seplembre :179i), avaient décidé le roi de Prusse, l'rédéric-Guillaume Il, à rnellre fin à la guerre coutre la France. Blltu à celte même époque du côté du Rhin, il en était arriv6 à redouter sur ce poinl, autant que la défaite, des succès qui abontiraienl à l'agrandissemenl de l'Autriche; ses embarras financiers ne lui permettaient pas de mener une double guerre, el il tenailsurtoul à pouvoir librement soigner ses inlérôts en Pologne où, comme dul l'al'ouer Pitt en février 17ffi, il employa une partie des millions que lui avait déjà versés l'Angleterre pour comballre la France. Il tenait beaucoup au,si à toucher jusqu'à la fin les 2ro<l000 francs que rAngleterre lui avail promis par mois pendant les neur dernier; mois de 17\H. Or le vcr,ement d'octobre n'ayant pas été opéré, Frédéric-Guillaume qui, d'après l'historien allemand H. de Sybel (Histoire de r Europe pendant la Révo/utio11 (l'ançaise, traduction nosquet, 1. Il, p. 258;, • avail avanl tout le senVment de ses devoirs comme prince de l'Emph·e •, • se décida immédiatement à rappeler Mœllen-

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