IIISTOII\E SOCI.\LISTE !SOi la J>onlc de la , ie, d r.,,-,;üéner le, cœur, ol,,(•dt·, de souvenir;; ,an~lanl,-, eu,-mi•mes ,•~ssayrnl sans cesse, en idée, i\. se coucher dan, le lomhP.au. C:!'1H•ndanl l\ohespiPrre ne pouvait dcnwur,•r dan;; cl'l Hal suspc11-ir. L-1 n:•1olulion, la France, l'Europe all••n,lairnl d,• lui une p-1rJlt•, un ,i:::n:i!. s ..n premier grand acte fut une grande faute. En fl,1réal, il pro, n,,1 il l.1Co11wnlin11, ••l il lui flt adopl,·r. :ipr~, un Ion~ di,rour, (•lo 111cnl,la r1·con1nb,a:1t·,• omcielle de l'f:lrc Suprème cl de lï mmorlalilé de l'àuw. Oui, ,·e fui 1111efaulc pulili1111edécish·t>. :'\on pas que ers affirm:itiun, licislcs chu•111,\«rnt l I raison dP la plupart des Français. l.Ps alhé <-s cl Je, malériali-le, i'•lai,•nl r.1re,-. C1•t" mêmes, comme Danton, qui dc, ·ai,•nl dire d~,anl h• lrilmnal r<'•- \ulnlionnairc : • )la dem~urc ,ern hientôl 1,, tH 1anl », a,•aiPnl cru poli li que de parler de J)iPu. Au,,i hicn le 1,anlh(·isme mati• riali,te pouvait s'accorn :no,ler ile cc mot tic Dieu Pl l'inlerprèler. Les plu, deist,•,, comme l'ancien ro l,tcl ur tlu Joumat de la .J/cmt11g,1e, La1cam, étaient bien pri's de confo111lre Die u a,·er. • rortlro de la nalur,, •· Et la Co1n·cnlion cl\,• -m~mc a,·ait dc,-rél,' une« f~l<• i\. l'Èlrr Supri•me et à t.1;>;atur,, "· l'eul-ôlrc, ,i Il' ,ocialisnw èl1il a rri1é d,•, lur, i1um• itlée clain•, i1 une nNle et profonde con,cicnce ùc lui-1111 1t111•, aurait-il ohjccl6 que le Dieu c,tcricur el ,upi•ri,•ur an mun lt•, iin·oqnê p·1r llolle,pierre ponr compl,'ler ou rc lre,;s •r h justice hu·n: 1in••, ro:upail la ,uli,l tri!,• des h,111111w,1l:t1h l'espace et Je t,•mp,. li fai,,1il ju,ticc il ch:wun 11·,•11, indiliducllemcot; et Ioules ces ilmes sé!Hrées, tous ce, esprits dont le destin s·accomplis,ait hors de l'humanito, semlllai enl r,1Yalt•r la ,ociété hu :uaine, puisque c'est hor, d'elle el au-,les,us d'elle q11'ib lrou\'aient l,• l.,,,nh,•ur et le droit. ~ais Je communisme n'anit pas e ncore ,a formule : el il n'a1·ail pu façonner une mHaphysi<Jue du 111011,le. D'autre pari, ceux qu~comme Condorcet, ne voulaient d'autre élysée que celui que la raison sa,ait se créer n'élaienl qu'une minorité infime cl naimenl n(•gligealllc. La gran lt• crise rholulionna ire avait e,allé en lu•aucoup d'.'l.rnes le sens de la \'ie immortelle. Les chr~ tiens qu·avait envahis lïn,lilfcrence du siècle relrournienl dans J'épreuYe l'ardeur de leur foi. Combien, de la charrdle qui les conlluisait il l'échafültl l, cherehèreal ùcs )eu~ ,.an• la foule le pr~lre insermenté qui leur avait promis un signe de réconriliatioo éternelle! Les révolutionnaires aussi, en q,,i l'idée de l'immortalité a1ail ék in,inuée par Rous-eau comme une va!(ue r ê\'eric morale. la pas,ionnaienl soudain de toute la fréné~ie de la Yie menacée. L'échafau1I emplb:;ail la , illc d'une lueur d'immortalité. Les Girundins, ou dans leurs suprôme:1 p:1roles ou dans leurs 1'crils dése-pérés, attestèrent leur foi en Dieu et en !'rune immortelle. Camille Desmo ulins, de sa prison, demandait à Lucile le livre di• Platon sur l'immortalité do l'âme. A beaucoup d'esprits exaltés par le malll!'ur, par l'héroïsme el par la gloire , l'imruorLalité apparai:;- Nlt comme le rentiez-vous sulllimc des héros de tous les siècles : Charlotle Corday, avec une sérénité antique, disail qu'elle allait rejoindre aux Champs-
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