1802 IIISTOllrn SOCIALIS'l'I> c·esl ce que demande notamment la Société de, Jacobins de Montereau, el voici qu'un des amis les plus intimes de Robespierre, son camarade d'enfance à Arras, celui-là même qui l'a arerli des cruautés !le Jostph Lebon• lui écril au,si que le commerce dcvrail Mre confié aux commune,. Comment revenir au régime de la libre circulation el de la venle libre quand il est impossible d'abolir en un jour la loi du maximum, el quand celle-ci, par son seul lonclionneme11t, suggère des systèmrs encore plus absorbants'? Le problème politique el économique à résoudre était donc singulièrement arùu : peul-être mème était-ce un problème surhumain. J'entends par n qu'il dépassait non ~eulcment la force d'un individu, mais la force d'une nation. Cette application du calcul aux forces morales, qui était scion Condorcet le progrès suprême de la science, n'élait puiul réali,ée encore : et nul ne savait s'il él1il possible de régler l'en lhousiasme el la passion de Loul un peuple sans les aballre, ni par quelle transition le passage tle l'élal révolulionnaire à l'étal normal pou vail ètrn ménagé. Il n'est donc pas surprenant gu·au lendemain mème de l'écrasement de ces factions qui aggravaienl le problème, mJis qui le masquaicnl, llobespierre el ses amis aient été pris d'hésitation cl d'inquiétude. Tendre vers la paix, l'ers le rétablissement des rapports économiques normaux était bien !eut· nau secrel et leur politique; mais ou ils n'osaient la formuler ouverLcmenl ou ils ne sal'aienL comment y plier les évé11emenls el les esprits. Lïnlrépide Saint-Jusl salL bien que la 'l'erreur ne peul faire vivre la llépublique, qu'elle ne suscilt! pas les vertus néce»aires el qu'elle ne sert même plus en se prolongeant à épouvanter le vice el le crime. li sait bien que le r~gimc des assignais et ùu maximum ne peul se continuer iuùèfinimeul; mai:; ùans les notes mèmes où il marque pour lui la nécessité de grands change,menls, il se conseille à lui-même la lemporbaLion el la prudence. Parfois aussi il parait u'altcndre le remède que de rc,cès m6me <lu mal. Il éail après la disparition <les héberlisles el des d.1ntoni,Les, à l'heure même où il semble quïl n'a plus qu·à cueillir la victoire de la llévolulion: « La llévolution est glacée, tous les principes sont alîaiblis; il ne reste que des I.Jonnels rouges portés par J'intrigue. L'e.cercice de la Terreur a blasé le uillie, com11ie les liqueurs furies blasent le palais. Sans doute, il 11'est pas enco,-e temps de faù·e le bien. Le bien parliculi~r que l'on fait est un palliaLtf. Il faut a/tendre ua mal géneral asse= 9,·and pour que l'opinio11 généml~ lp,·oure le besoin de mesures propres à faii·e le bie11. Ce qui /Jl'Oduit le bien 9é11t!rale,t toujours ter!'ible el paratl bi=arre, lo,·squ'o11 co1Jw1e11ce trop tut. ,. ., propJs des denrées, il dénonce loul le système de l'assignat el de la tüalio I comme une invc11liun de l'élranger. « J;élranger, de vid$•iluùes en vicissitudes, nous avait conduits à ces extréUlitès; lui-IllêUle, il en suggéra le remède. La première idée des taxe,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==