1776 IIISTOIRE SOCIALISTE Elle di,sémina el enracina la Révolution. Et les larges ressources pro venant de celle nouvelle série de vrntcs alimentèrent les victoires de l'an JI. Peul-etre les lois relatives aux grains (mai ii03J, el les lois du mlXimum qui taxaient toutes les denrées de première nécc~silé, notamment les denrées agricole,, fournirent-elles aux acquéreur, des domaines un préleü e à modérer les prix de la terre. En ce sens le maximum qui semhlail des tiné surtout à protéger les con,ommateurs des villes contre la cupidité des terriens, contre les prétentions ahu,ives des fermiers, cul-il pour elîel, par une sorte de compensation éronomique, de tempérer les surenchères el de li vrer la trrrc aux rermiers cl bourgeois ruraux à des prix relativement ba,. Quand donc ~Jallet du Pan, ré;umanl à grands traits la vie économique de celle époque, dit que « sous le gouvernement de llobcspicrre » les ville, avaient imposé leur loi au~ campagnes, il ne tient pas suffi,ammenl compte de la complexité de., faits el de la double action inverse de la loi du ma,imum qui limitait directement contre les fermiers les prix des denrées, mais qui Jimilail indirectement à leur profil le prix de la terre. Grande fut la résistance oppcsée à l"appliralion du maximum non seulement par les propriétaires ruraux el fermiers, mais par les marchands des villes. J'ai cité la séance de la Commune où Chaumelle, dénonce, pour Paris, ces résistances. Ce n"élaient pas seulement les gros marchands qui se plaignaient et se rebellaient. Les détaillants, les revendeurs el revendeuse s se plaignaient aussi. EL à vrai dirr, la détermination d'un prix 1111iforme,lei quïl paraissait résulter de la loi trop sommaire de septembre, qui ne di stinguait pas entre le prix à la falirication, le prix marchand de gros el le prix m1rchand de détail, ftH été surtout dommageable aux re1•endeurs au dé tail, Non seulement le bénéfice qu'ils prélevaient les d, rniers, après le bén éfice du marchand de gros el le bénéfice du producleur, était nalurellemenl le plus menacé. mais comme dans la période de di~crédit de l'iissignal les pri x de détail avaient été proportio nnellemenl majorés plus que les prix de gros, comme par exemple le prix d'un chou a1ail été augmenté rn propor llon plus que le prix d'une pièce de drap (par la dilDculté de trouver des su bdivisions de l'assignat correspondant à des graduations très faibles), le menu commerce se trouvait atteint prorondémenl el protestait avec violenc e. Et derri~re les détaillants les marchands en gros abri taieal leur résistance. C'est pour cela que le 11 Brumaire, an Il, la Convention décréta que le prix s erait calculé à la rabrication (sur la base de, prit de 1700 accrus d'un tiers), el que les prix de fabrication seraient ensuite majorés de 5 pour lOOpo ur Je bénéllcc des marchands en gros el de 10 pour 100 pour le bénéfice ,te~ marchands de détail. Les frais de lramport à partir du lieu de fabrication devaient être calculés par les dislrids. La Commiision des sub~istance~, pour dresser le tableau général des prix selon le mandat qu'elle en avait r,•çu en Drumaire, s"adressa à toutes
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