HlSTülllE SOCIALISTE 1715 cherchenl dans le symbolisme nouveau la v.tgue conlinualion du symbolisme ancien. Pour amir \Oulu se passer du temps el c?ela raison dans ur.e œuvre de libération qui suppose et le temps et la raison, l"hébcrti:,me n·a fait que modifier le décor de superstition. Les foules passent de l'adoration de la nature invoquée au Dix-Août, au culle de la raison, et bientôt au culle de I f:tre supr~me; et c'est toujours la même ignorance sous l'appar,'nte diversité des formules. Non, non, il n'est pas possible de se passer cle l'esprit pour libérer l'esprit. Profonde esl clone la misère intellectuelle el morale de cet h"1,ertisme \'iolent et sournois, arrogant el vicie, qui gudle le Comité cleSalut public, qui lui tend de~ embùches, el qui chrrche par tous les moyens, pir lïnlriguc d"abord, bientôl par la force, à s'emparer du pouvoir el à confisquer la Révolution. JI ne pouvail 1,as alléguer qu'il représenlail Paris. Toul ce qu'avail Youlu le grand Paris patriole el révolutionnaire, il l'avail maintenant par la Convention épurée el par le Comilé de Salu L public. Il aYail voulu que la force rérnlulionnaire fût concentrée el a~issanle: rlle l'élail. Il avait voulu que ie; vaines que, elles où s"épuisait h Convention fu»ent ou apaisées ou écrasées: elles !"étaient, el la Convention travaillait, comme une machine pui•~anle el silencieuse, à broyer les insurgé~, les lraltres, les ennemis. li avail voulu que l'avenir cle la démocratie fût assuré contre la main-mise orgueilleuse ct·une oligarchie de beaux parleurs el de bourgeois arrogants : la dé I ocratie avait re~u la garantie d'une Conslitution populaire, et elle envelo1,pail le gouvernement. Pa1is avail voulu enfin qu'on ne se méflàl ni de Pari,, ni du peuple, que de fortes loi, aswrent la sub,istance èes prolétaires : c'e,l tn harmonie aYec Paris que la Convention el le Comilé de Salut public gouvernaieul, c'est pour le peuple quïls édictaient le maximum. Aller au delà, réclamer davantage pour Paris et pour la Commune, c"élait parler, non plus au nom de Paris, mais au nom d'une coterie parisienne. C'était déchirer la belle uni lé ré volulionnaire de Paris et de la France; c'était recommencer en sens inverse, par le particularisme pari,ien, le crime du fédéralisme girondin. c·est cet esprit ùe coterie elfervescenle et ambitieuse que l"hébertisme tentait d'impo,er à la France. c·esl pour as-urer !"orgueilleuse primauté de certains homme~, c·est pour donner à la Commune une préséance de vanité, c'esl pour accaparer au profit de quelques sectionnaires cl de quelques commis Lous les emplois et Lous les grades, que .l'hébertisme voulait mettre la main sur le pouvoir, el qu'il dénigrail le gouvernement central de la Rérnlution. C'est pour libérer de tout coi trôle le ministère de la guerre el en faire la forteresse hautaine du pouvoir exécutif révolutionnaire que les bébertlsles cherchaient à dis,oudre le Comité de Salut public ou à le déconsltlérer. C'est parce qu'ils espéraient jouer, dans l'Assemblée qui succéderait à la Convention, un rôle lmporlanl et décisif, c'est parce qu'ils voulaient pro-
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