Jean Jaurès - La Convention

" HISTOIRE SOCIALISTE 1G33 tueu,es demeure, des fabricants égoîstes qui arnient appelô Il ro)'auté. tomber1Jnt sou, le m1rtea11 ... Toulon est repris sur les Anglais le l\l déceml,re. En \'endé•' la lulle est pin, acharnée el plus vaste. Dès juin, le mouvement s'était sy,tomalisé. Lr, ch,•l's venrléens a raient rho! u de concentrer !Purs forces et d'a,,;1illir Je, ville:;. Ils s'étaient emparé de Saumur, el ayaient donn6 l'as,anl à ~ante,. Il, s'imaginaient forcer aisément la Yille. Une roule de pillards, hommes el femme,;, paysans avides el cruels comme des loups, allendaienl, ,ur toutes les routes, l'heure de la tuerie et du pillage. Les fiancés •e donnaient rendezvou, chez les orrèvrc, po•1r y prendre l'anneau nuptial. Les ré\'olulionnaires cte 'iantes ,·ési,lèrent héroïquement. Un moment, on crut quo la ,ille était forcée. En un rnprème t:'ITort ils la dégagèrent. Les \'endéens se replièrent, mais rentrés dans le IlJcagt:', comme Ir sanglier dans son abri, ils y refirent leur, forces. Pendant ce temps l'action révolutionnaire flottait. La direction de la guerre était disputée entre des roteries rivales, enlrè le~ chers hébertbtes dé,igné, p1r IP ministère de la gDerre, el qDelques-uns des représentants conventionnels. llai,011, Rossignol, étaie:1l, d'un côté, soutenus par Choudieu; 'l'unck était de l'autre, soulellu par Goupilleau, Bourdon de l'Oise : querelles, dl'noncialions n'ciproques, anarchie et impuissance. Le 2octobre, Illrère, au nom du Comité <Ir Salut public, sonne le tocsin d'alarme: • C'est la Vendée qu'il faut délruirt:' "· L~ Comité rét~blit runilu des opéra lions, conc,•ntre le, armées el les resr nn,11Jililés, inveslil de sa confiance rie jeunes offiriers héroïques el sages: K!t'l,er, ~hrceau. Deux fortes rolon,ws marchant à la rencontre l'une de l'autre, traversent el trouent la Yendôe. L!'S \'en<l<'ens, pour échapper à celle <'lreinle, veulent élaq;ir le champ de la i:uerre, en porter le feu au nurd dt! la Loire. li, la franchis,ent en etrel après la sani:Iante lnt,ille cl'.\.ncenis, où llonrhamps est Lué. Mais unr fois au nord de la Loire, cc, hommr, déracinés d•• leurs rhamp, •ont comme frappés de nostalgie. Ils ont perdu le contact anc la terre des aieu~ qui renouvelait sans cesse leur fanatisme étroit. li, ,·unissent un moment aux ban•les de chouans de llas-)laine, mais ils tournent bieulôt sur eux-mèmes cl, a traiblis, démoralisés, repassent la Loire. Du jour où ils l'a,·aicot franchie pour aller ,·ers le 7\ord, Barère amit jeté un cri de joie prophétique: « Il n'y a plus de Vendée». Dès novembre, si elle <-tait encore un terrible embarras, elle avait cessé d'èlre un péril. Or, pendant que la Convention, senie par le Comité de Salut public, frrasail li' royalisme, le fédéralisme el la trahison à Marseille. à Lyon, it Toulon, en Y,•odée, l'arwt'e du :'iord infligeait à la coalition des dè:'aite, sncce;, siYe:1.Le Useplt:'mbre, l'armée de Houchard déloge les troupes ani:lai,cs el aulrirhi••nnes qui se prt•paraicnl à iovt:'slir Dunkerque. C't•,l la b:1taille d'Hnndschoote. Mais qu'importe que Dunkerque soit sauvé! Le Comité de

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