Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIRI<: SOCIALISTE o:a relie a,ec le Consril (exéculir venail 1l'écl.ll1•r. li étaitenlendu que ,i Dumouriez dunnail ,a démission. ,on armée rp,ienùr.1il au-sitôt à YalenriPrrn<:s el ron aurait prolllti de cela pour fairt! un coup de main dont l'influence se ;erait Nendue sur lmlle la France. • Cho-e curieu,e: c'est au prolil dr. la \lonlal!:nP, le plan que Dnmonriez adoptera contre elle quelques mois pins l:trd J, ne crois i,a, que le i,rojcl de coup d'Etat mont;ignirù, ,i~nalé ici par !t• repré:-cnlanl iles El,1h-L'nis en France, ail jamais alleinl ce point ,!,· maturité. Gouverneur ~lorris, trè, éveillé, donnait à de, bruits 11,•club- 11u'il recueillait par tic, ho, de salon plus de consi,lance el de v,lc r qu il ,w ,•,,nvenait. ~lai, il ) a là tout au mointi ùcs rè1es ,inon de, ,elléité-. IJurnouriez aY,1il et,· ,•11 l11lle, au sujet de l'inYasion immédiat!' propu,e1• 1,ar lui en 11..11a,,1le,ave,· le mini,lre Lehrun el avec 1.. majorité ,lu C• n;eil exéruti,: Que les J ,. ,11ir,s ai,•nl ,.,ngé à exploiter cc méconlentpmenl, c·esl hien prulnhle. 11,,;, ,•ummenl, en jamier ,·m·ort>, el quand ,c déballait le ,orl du roi, c1•~cornmunicalioll:' prolon\:ées entre des Jacob:us ou ~lu11tai;nnr h et Durn, rie, auraieul-ell,·s été JJO-,il,lt•s ,i Dumourit>r. .11ait ùonn(• lïrnpre;-ion quïl voulait sau,cr Louis À\ I '? Comment, 1~ i, jan, i,•r, au lc111l!'main111èmedu départ de Dumouriez. Pl quand !es i I ire, 11 ulliple, aurai,•nt certainement trahi u1:e rampai-:ne polili11ue ,le, io t-,h JO <, comme11t l)p,fien<r aurait-il pu, sans être arrablé ,ous le, J1m\·s, in, iqu, r ,111\Jac,,bins à rp1elle:; r,,n litions lJun.ourirz, iend1·,11t11arm1,-u, • t kur ,u1:gérer eu q111•l1Ji:e111a11ièrele ,ac rifle,• de )la rat nu profil du g(·ui•ral? '.\,,11: llnmomit>z ne ,('tait p;is tlécou,ert à fon 1; lui-m,'me san, :iucu11 ,!,ml,• n'n,·,1il rnrorr .iucun pl u arrt!lé, sinon celui tle s1"~:1un:r lui-nH~mt' ,l toul pri\ el ;,ar tou':'t!l1 "' rn•)yen~. Ainsi, ni Il' séjour prolongé fait pr,r D~11lo11it rurm(·r rie Dum,,uriez, ni sa ,·omplai-anrc •pour le',:rlnie ,ha, l l'l ra;ii,!t• de ,·elui-,·i, :i'arnlent pu fausser ou gêner la pens(·e du .,rand ré1olulionn;iirt>. Il y ·a,,til un point sur Jequt'I il Nait ,raccord avec Du111011ri(•Z:1:'dait sur la nécessité d·envahir ~ans 1lélai la JI ullandc 1,our y or~ani,,•r la Ré·,olulic,n. C'était pour Da11t11nle mo)en rl'as,nrer la po~,c-sion ùe la Bl•l)!i11ue.c·étail au-si le moyen rle fr,1pper dans ,es int~rN, comml'l'ciau.\ rA11~l••le1re flont il 11'e,1,ér,,ilpin- em1,êrhPrles hôslilités prorhaincs el ljllÏI aurait ,011!11 pré1e11ir par un coup hardi. Uumouriez. lui, avait un tonl autre but. Il Youhiit renouieler, par ,le, victoire, en quelque sorte toute~ fraiche-, ,011 prr,tig,• militaire, •le façon lt faire tourner ce prestig,• accru à l'intérêt ,lp son amhilion, ou tout au moins à ,a sécurité. JI espérait aussi secouer le Joui( pe-~nt des bureau, de la Guerre el de, comités de la Convention qui, ,!ans la p,•riode active de la 0uerr~, laisseraient nécessairement plus d'initiative au général. Mais, qn'lmporlaienl alors à Danton les arrière-pen•ées ambili,·usrs cl vaniteuse,; de Dumouriez, que sans doute il démêlait en parti,•·? Il ,,. croi·ail uaez l'orlpouren avoir aisément raison : el le, incohércncl's politiques dé

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