IllSTOIRE SOCl.\LISTE lfmu's, f'.'\t P//('-111/1/nc un ,nat, rt rntraine avec elle tau foule d'incmwénients Il J'aut visrr au moyen tir 11·eaavoir jamais besoin. » Est ce que cc-Ilephrase se rapporte au vote <lela Coavenlion en mai 1703? :'\011, c'e;:t le prix du blé seulement qui fut lixé alors; si elle se r.1p1,orlcaux rnc,ure, plus Ncnàurs acloptées en septembre. clic a été ajoutée après coup a,i manuscrit, quoique Dulider déclare l"al'Oir laissé lei qu'il était il y a si,. mii;, cl alor; c'est seulem·'nl en seplemhre qur l'opuscule aurait été imprimé. ~lais quoi? Dolivier, préoccupé de ménager la démocratie de tout petits fermiers et hientôt de tout petit, us11rruilicrs qu'il Yeut constituer et qui con• ,iùérera la ta\e des denrées commr uor ;:êne, Dolivirr a beau n'y voir qu'un moyen empirique assc1, injusl~ et fàcheux,ce n'c,l pas ~on sys!è.,,e qui fera refluer le courant 11uiporte le peuple vers la taxation. Car, mèmesïl acceptait pour rawnir la conc,'ption Ile Dolilier, c'est un soulagement immédiat que le pe111>lrcéclame, c',•st l'abai,,ement,im nMiat ,lu prix ,le la vie. IH cela, Dolh i1•r, a,·cc ~on système à échéanct~ Jointainr, a\'e1~ :::c;; transitiot1s lr•nte,, ne lr, lui apporte pas. Lwge non vlus ne répon!l I a,, par ~a la.-.:e et belle vision fouriéri,te cl'as,ociation fé.:ondc, an, exigences pre-s mtc:; de la multitude inqniètc et il riléc. Qnel llommac,e que ~I. Charlet)' n"nil pu rctrouYer l'opuscule puhlié p·ir LJngc en no:J, celui où il ~ystématisail sa pen,ée, 0:1 il donnait son plan ,l'organisation romrne la ,olution à tous les prublème, posés, comme le remède à tous les mau, qui s'exaspérail'n t i C'est dans lt's journées troubles cl tri,Le, qui précédèrent !"explosion contre-révolutionnaire de Lyon, que le grand rê\'Clll" pacifique donna à sa pensée tout son c,sor, Je n'ai pu en recueilli,· que quelques traits à peine par une analyse bibliographique de quelques li~ncs. Lange se préoccupait d'accrollre la fécondité• du sol et de faciliter le tra- ,ail en ri•gularisànl le morcellement capricieux de la propriété foncière. JI u·c•,propriait pas les détenteurs actuels, ni leurs l1éritiers. 1lais il arrachait le, hai,•s qui s,'parenl les domaines, qui dévorent une partie de la substance ,lu sol el qui surtout entrarnnt la libre et rapide culture. Il refaisait à chacun une propriété équi\'alente à celle qu'il pos,èdc déjà, mais il remplaçait le bor• liage gro,sier d'aujourd'hui par uu système géodésique : le point de chaque domaine s1'rait détcnniné pa1· le cro:sement des latitudes et des longitudes. Il remplaçait par un cada,tre ~cicntiliquc el régulier le cada;tre baroque et incohérent des ex1,loitations roncières, et il permettait ainsi aux effort, de se grouper, de s'harmoniser. Dès lors, un rnste bâtiment central, commun à plu:;ieurs domaines voisins, de,·enait un magasin commun, un hangar commun, un centre d'exploitation et de vie. Hospices, écoles, se grouperaient à ~ôlé des grands magasins agricules, et: dans l'abondance de la terre renouvelée, dans la large effusion ùe la production agricole débarrassée d'un parU-
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