Jean Jaurès - La Convention

IIISTOII\E SOCI.\LISTE Le décrf'l du 18 mar, planail ,ur lrs tt-t,·, prn-antl'-. Dolili• r a1crlil d';1ill,•ur, quïl cnlenrl procé,Jt>r an•c méua~rmrnl. ,1uvec:ard<'r l ar de, m,•,urc, d,• tran,ilion l,•s h ,hitu !l's, le, intér,·•t- constitué<. « .le crois devoir ra« ur ·r les po«c,,rurs actu,·l~ rn prév,•nant que je suis loin ,!c propo,.-r qur I' ,11 mrltr t,,ulc la rhrnrur de mrs principe, rn c,éculion ü leur ét.t:(r(l.C• 1 lle m ):-;urene ~l'rail pas t:;t'11h ...menl lro1• -..évi•rt\ elle ~,~raiL encore ioju,le son, he,111c,w~ de rapports, cl elle ne ferait que pun·r les hommrs tin crim • tle la loi; ce rnnt tirs malade, dont le lcmpérameul a r-té g,llè par un m~nnis rt1~im,• cl q11· 1 faut lr:iilrr a\·ec m,,na,:ement. Oélru:- son~ 1\ catBP ,lu vice, m ti~ ronc.::ervon..; e<'uxqui en sont all1•inb; lai!--sorl'---h•ur les morcn, clr vivre comm,i ils ,ont, µuisquc Ir malhr11r tlc leur r,islcn,·e leur en fail un b,'-oin, et content,Jns-n ·is <!? err11N, rn 1711rl1111r .,o /r, le mal aur11,1r dr lrur prr.-ïon,it>, afin q1tïl /i11i,.'ie al'ec rl/e.'i; au, ... i Ilien no,i---m···me~ a,0.1-- no,1, l,e,o·n oie nous façonnrr par drgr6 à rel élat de ;u,lke c1ur j'envba:.:••. Tout ce'!"'' nous pou,·ons faire, c'e,t d',•n établir le prinl'ipe, l'l c'est au h1mp~ ü l'amrner à ,on cnl'er dé,·cloppe:111 1 1l. ,. li semble bi,•n que Dolhier ,,onge il ali-urber, au profit c!e l<1naliun, le droit cle propriété foncii'rt• au fur et à 1111•,ure•1uc ,,··teindront les dc'-lt•nt,•urs actuel-. c·e,t par la suppr,•;sion du 1lro>ilcl'h(•rila!:e sur le domaine ac:ricole qu'il ,•.,n,tilu•r., le domiin° co'l11nnn de;liné à être rl'parli, san, intèri•ts, ('n: re les citoyen,. Les mesures transitoires ,•t p1·0, isoire, co1i-btcnt clnn, son plan il diYiscr les fermes, el à dùnner ,'t bail, nu, condition, qui ,onl faites ail\ "rand, l'crmicrs actuels, de pet.ts lot- . .\. mesure que s'accroilr,1 le donnin · na.ion Il, celle tenue à bail ,e lran,formera évidcmnwnt l'll un u-urruil san, intérêt. Le l)ut n'est pas c:1•multiµli,•r Je, ferme,, il e,l de multiplier les petites propriétés 1iagère, au p,,int d'en assurer un lul à cha 1ue famille : • On a l)ien parlé de diviser les fermes, c·c,l-à-dire de ne pas soulfrir,p,·un s•!ul en occup:lt plusieurs; on a mèmc agité tle rc,treindre la quanlilo 11'arpc1,ts <1uidoivent composer une fennt•; mais t,,ul cela n'est bon qu·a mullil•lier le nombre des form cr, et 11011 il ,·enir au secours de la mu Ili tu !e, non à lui procurer les moyens de se suffire elle-1m'111e.c·e,t rentière c.i,-olulion dt•s corp,; ùe ferme qu'il faut; c·e,t, comme je viens de le dire, l'e,trè111e di- 'l'i,ion d•\ la terre entre tous les citoyens qui 11·.. n ont point, ou qui n't•n unt pis ,ufli,;amment. Voilà l'unique mesure adéquate qui ranimerait nos c,,mpagne,, cl porlérait l'iiisance dans toutes les familles qui gémi,sent da11sli rni~ère, faule cle JUO)'ende faire valoir leur industrie. La terre en serait mieu~ culli\ce, les re,isourœs domestiques plus multipliée5, les marc!"'~. par conséqur111,plus abu11damment pourv11s, el l'on se lrou,erail débarra,sù de la plus tlt-lestabl•• aristocratie, celle de,i fermier5. • Dolivier compreoù bien qu'il raul qu'il distingue son projet de ce qu'on appelle la loi agraire, el il s'y ingénie. Qui pourrait le chicaner là-dessus?

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