Jean Jaurès - La Convention

IIISTOII\E SOCIALISTE 1537 lilique du peuple voulaient que ta pauvrPlé m,'me J>Orll\lune partie d u fardeau. Dans rordre inlernalionat, au1 va,les dét'laralhrns d'arli1•c fral rrnilé universelle qui 11ouvaienl engag~r la ~'rance el épuiser la t\évolulion dans des guerres inflnie, el éternelles, 5 • sub,liluenl des art,clc; pru,lenls el fit,r,, qui assurent constilulionnellcm~nl l'intégrité lrrril•)riate cl p)liti•1uc <le lu France révolutionnaire mais qui ren,tenl pos,ilitcs le, nègodation- de pai1. • Le peuple français esl l'ami el l'allié naturel d,,, p-'n ,t~, libres. • Il ne s'immi,ce poi111 dans le !7011verne111Pnl dPr autres nations; il ne souffre pa5 que tes autres nation, s'immi scenl dans le sien. • Il donne asile au 1 étrangers banni5 de leur patrie pour la cause de la liberté : il te refus9 au 1 tyrans. • li ne !ail poinl ta pait avec un en nemi 11uioccupe son territoire. • • - A1ez-vous clone ftil un pacte aie~ la \'Ï!'!Oirr? • demanda une 1oix. • - :'\on, s'écria B 1zirc; mai, non• a1·on~ fait un parle aYec la mort. • El ce mol héroïque cou1•rail izlori<'u,emenl l'abrndon de l 1 tfméraire politique 1e propagan te arm 'e unil'er,rllc. Plus prudente dan, lu question de la pro11ri&lé,de l'impôl el des relations extérieures que le projet de Robespierre, la Constitution de 1îû3 étiit cep, nclant un 111agnifi1ue e\emplaire de démocratie; (élail vraiment la •onverainrt é du peuple; c'était l'or6anbalion forte du poul'oir po pulairc et du contrôle r·opn1:iire. Jama's encore le monde n'a vu unP, réalisation de démocratie q ui réponde plein•menl à cett,, gnnr!io;e form·1le de i,0.3. Que le, sociali:;tes ne re,,roch 'Ill point à Robe,pierre de n'avoir pas in- ,;He pour l'.1dopliln de son pr.ijel : la Con,lilulion tle 170:3aurait été au, m ,ins du peupl~, au, mains des prolétaire,, un instrument ernca ce de gra tuelle ém rncipalion sociale. Les communistes révolutionnaires en jug eront ainsi, puisque le rélablis;emenl de la Constitution de ii03 sera bientôt un des articles essentiels du programme b1b ouvi ,Le. El je veu, répéter, en fanur de celte magnifique or.;anis 1lion de démocratir, le nol.ile appel fa it par le Montagnard Lcrnsseur au lénllignage ùcs communi~le5 : • C'était, s'écrie-L-il, la Constitution de 93 qu'iul'oquaicnt les Babeuf e t Da'rlhê: c'est encore, sous les glaces ùe l'âge, la Consl itulion de 1703,q ui fait lialtre le cœur du stotque Buonarolli; el si Je puis me nommer, après cc, hommes douloureusement mais noblement célèbre,, c'c,l ma longue fidélité à ce que j'ai cru être bien qui me console dJns mon ex il el mes Jongues dou:eurs. • c·esl en elfot a10c e 1lhuJsi.1sme que BuJ::nrolli, dans son Jine la Conspiration pour l'H111dité, parle de Robc:;pierre et même, malgré quelques réserves, de la Cunslilulion <le iïOJ. • Avant la chute de la faction girondine, Robespierre croyait que la Coo,eolion, dominée par elle, Hait dans l'impos~ibililo d'enfanter de bonnes Job; Il pensait d'ailleurs que, dans les circonstances critiques de ce Lemps là, le

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==