1576 HIS,TOinE SOCIALISTE conceptions admirables qui font le bonheur el la gloire de l'espèce humaine. • Ainsi, avant la chute de la Gironde, la Convention avait produit, en Lous sens, une merveilleuse abondance d'idées el de systèmes. Klle avait de même, dans l'ordre pratique, marqué les directions essentielles. Elle avait, par un décret du 24 aollt, pris des précautions contre les abus el les fraudes qui se commettaient dans la vente des biens nationaux; contre les ventes de mobiliers faites sans contrôle et sans publicité; contre les violences el les injures qui troublaient les enchères el les livraient à la merci d'acheteurs audacieux; contre les manœuvres tendant à écarter les concurrents ou par la menace ou par des offres d"argent; contre la complaisance el l'avidité des administraLeurs locaux qui abusaient de leur autorité pour s'emparer à vil prh des maisons, des meubles, des terres; contre les communes qui, sans autorisation expresse de la Convention, achetaient, ouvertement ou sous des noms supposés, des biens d"émigrés sur lesquels les administrateurs mettaient ensuite la main à des conditions trop favorables pour eu~ el hors de toute concurrence; contre• lesa,socialions de tous ou de partie considérable des habitants d'une commune pour acheter les biens mis en vente, el en faire ensuite répartition ou division entre les dits habitants •· Il sera possible maintenant, quand la Convention aura échappé aux Julles de factions qui la paralysent, de reprendre, avec des garanties nouvelle~, la vente des lliens nationaux, de pousser notamment la vente des biens d'émigrés. De morne, malgré l'opposition des Girondins el sous le coup de la nécessité, la Convention a adopté la laxe des grains el commencé ainsi à appliquer le matimum. Elle a encore, malgré la Gironde et sous le coup de la nécessité, volé le 20 mai Je principe de l'emprunt forcé d'1;n milliard sur les riches. Enfin, elle a abouti, en avril, à formuler et à discuter ce difficile projet sur le partage des biens communaut qui Hait en su,pens depuis le 10 aolll. C'était une grande question. Le rapport de Fabre de l'Héraull (8 avril 1703) évalue à 8 million, d'arpents el à une valeur de 600 millions l'cnsemlJle des bien, communaux. A quel régime les soumettre'/ Parfoi~, ceut des socialbles qui croient que la réhabilitalion de l'ancien régime esl un moyen de critiquer la société bourgeoise, ont prétendu que par le partage des communaux, par Je morcellement de ce bien commun en propriétés individuelle•, la Ré,•olulion avait dépouillé les pauues. En fait, le régime auquel le~ communaux étaient soumis élail absolument oligarchique: chacun des habitants de la commune en jouissait à proportion de l'étendue de son domaine particulier, de la richesse de ses troupeau~; ainsi c'étaient les riches, seuls ou pr~ sque seuls, qui en bénéflciaienl. li y avait même des communes, où les notables, • les bourgeois. prétendaient avoir seuls le droit à l'usage des bi'lns communaux : el celle arislocralie bourgeoise prétendait en exclure ceux que, à l'imilalion de l'arbtocralie seigneuriale, elle appelait• les manants»,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==