HISTOIRE SOCIALISTE l575 • municalion fralernelle avec Lous 1es peuples du monde, gardez-vous d'avoir • des vaisseaux. • • li ne manquerait plu. que d'ajouter à CP Lmgage . c Dans vos climats « tempérés, le soleil vous éclaire d'une lumière ùouce et bienfaisante, renon- • cez-y el, comme le malhcure ux Lapon, ensevelissei-vous si"<mois de l'an- • née dans un souterrain. Vous a\·ez du génie, elforcez-V<ll.13de ne pas pen- • ser; dégradez l'ouvrage de la nature; abjurez voire qualité d'homme,, et, • pour courir après une perfection idéale, une vertu chiméri 1uc, rendez-vouo • ~emblables aux brut.es. • • Si la conslilulion doit m,inlenir le corps social clan~ lou5 les avantages donl la nature ra mis en posses'ion, elle doit aussi, pour être durable, prévenir, par des règlements sages, la rorru~lion qui résulterait infailliblement de la trop grande inégalité des Corlunes; ruais, en même temp,, sous peine de dissoudre le corps social lui-même, elle doit la protection la plus entière aux propriétés. Ce fut pour qu'ils les aidas,.'nt à conserver le champ quïl avait cultivé, que l'homme se réun il d'abord à d'autres hommes auxqueb il promil l'a,qistanw de ses forces pour dé(endre aussi leur champ. Le main lien de, propriélés e,l le premier ohjel de l'union sociale; qu'elles ne soient pas respectées, la liberté elle-mùme disparall; vous rendez l'industrie tributaire d,• la sottise, l'aclivilé de la paresse, l'économie de la dissipation, Yous élablhsez sur l'ho'.llme laborieu'<, intelligent el économe, la triple tyrannie de lïgnor,rnce, de l'oisiveté et de la dtlbau che. • Je conclus de ces simples propos que vous ne voulez faire des Français ni un peuple conquéranl; ni un peuple que l'on puisse nsserYir; n, un peuple purement agricole ou commerçant; ni un penple purement militaire et avec des gardes prétoriennes qui di.posent de la toule-pui,,ance; ni un peu1ile tellement a,ni de la guerre qu'il devienne l'elTroi des autres nations; ni un peuple lellemrnl livré au'<mollesses de la pait que, pareil aux Athéniens, il redoute plus les rois qui l'allaque,raienl comme les ennemis de ses plaisirs que comme les ennemis de sa liberté; ni an peuple qui se corrompe par le luxe, el que vo.us enivrie1. dans les teslins de Lucullus; ni uu peuple qui s'avili,se par la misère, qui perde dans une orgueilleuse paresse les qualités brillante-; de son esprit, el qu'au milieu des prodigalités de lAnature vous nourrissiez avec le brouet de L1céd1lmone. • Je pense que vous voulez profiler de sa sensibilité pour le porler aut verlasqui Cool la force des républiques; de son aclivilé laborieuse pour multiplier les sources de sa prospérilé ; de sa position géographique· pour agrandir ,on commerce; de son amour pour l'égalité pour en raire rami de tous les peuples; de Sl torceetdeson courage pour lui donner une alliludc qui con tienne tow, les tyrans; de l'énergie de son caractère trempé dan3 l'orage de la Rtlvolulion pour l'exciler au't aclious héroïques; de son génie, enfin, pour lui faire enfanter ces chels-d'a,nne des arts, ces inventions sublimes, ce3
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