IIISTOIRE SOCIALISTE « A11T. 9. - Toul trafic qui viole ce principe eiil essentiellement illicite et immoral. " ART. 10. - La société ~st obliqù de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit e'l. leur proc11rant dtt t,-avail, soit en assurant les moyens d'exister à ceu:i:qui sont hors d'l-tat de lraL•ailler. • AnT. 11. - Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une delle de celui qui possède fr superflu; il appartient à la loi de di/terminer la manière dont cette dette doit être acquittée. « ART. i2. - Les citoyens dont les rc1•enns n'exrèdenl point ce qui csl nécessaire à leur subsistance sont di~pensés de conlrihuer aux dépenses publiques; les autres doivent les supporter proqressivement selon l'étendue de leur rorlune. " ART. 13.-La société doit (avol'iser de tout son pouvoir les proqrès de la raison p11blique et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens. • Celle Déclaration des droils, dont j'ai cité les premiers articles. amil été adoptée à l'unanimité, dans la séance du 21 avril, par les Jacobins. C'est l'extrême formule officielle de la pensée sociale de la Convention. Aucun représentant n'alla au delà. Dans le projet de l'ouvrier en soierie Cusset, député du Rhône-el-Loire, je trouve une expression très affaiblie de la pensée de Robespierre : « Les droits généraux sont ... la propriété qui ne peut nuire. « - Le droit de propriété consiste à ce que tout homme peul disposer de ce qui lui appartient, pourvu que cela ne nuise en aucune manière à la société générale el individuelle. • C'est presque du galimatias, el c'est en tout cas bien moins net, bien moins \'igoureux que les formules de Robespierre. Cusset, dans un autre r,rticle, va ju.qu'à priver du droit de sulîrage les citoyens • qui sont en état de domesticité ». Ce Cusset a déchlémenl plus de \'éhémence que de sOreté démocratique. Il est vrai qu'à propos des subsistances, il propose des mesures énergiques qu'il voudrait faire « classer » dans la Constitution. « Il y a, personne n'en peul douter, dans la République moins de riches que de pauvres; si ces derniers n'ont pas la faculté de se procurer en travaillant de quoi subsister, il est de toute impossibilité de les obliger à respecter le~ propriétés. • Et il propose que les contributions payées en nature soient centralisées • dans des maqasins nationaux dans chaque commune. « -Le produit de cette contribution sera préférablement vendu aux pauvres citoyens, savoir : le froment à raison de six livres dix sous les soixante livres, et quatre livres dit sous le seigle; le surplus sera employé à des boula11qeriesnationales établies à cet effet, alln de prévenir la disette du pain. • - Il sera créé dans toutes les villes où la population s'élèvera à dix mille
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