Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE Sylvain Maréchal pournit même pousser la hardiesse jusqu'à prophétiser : • Tout ceci n'est qu'un conte à l'époque où je le trace, mais, je le dis en véiité, sera histoire ». L'ancien régime était beaucoup plus ému des revendications qui commen_ çaient à se produire pour le contrôle de la nation, pour l'égalité de tous devant l'impôt, pour la représentation large du Tiers. Et les controverses académiques nouées par Babeuf avec Dubois de Fosseux sur l'hypothèse où le so 1 ne fllt à personne mais appartint à tous • et où tout fût commun jusqu'aux produits de tous les genres d'industrie», inquiétaient peu la cour et n'effleuMAISON ou BST ?olliR COA,R.LOTTK COR.DA y. (D'après uoe esiampe du Muséo Carnavalet.) raient même pas de J'ombre d'un souci la bourgeoisie en marche vers le pouvoir. Pourtant, voici qu'avec l'ouverture de la Révolution le communisme entre dans la sphère de l'action, dans la région des tempêtes. Lorsque, au printemps de 1789, à l'heure où de toutes parts l'air tiède de la Révolution prochaine faisait éclore les projets, les idées, les systèmes, Boissel achève son Catécliisme du genl'e humain, où il ruine à fond la religion, la famille et la prorriété, il n'entend pas écrire une utopie : il est convaincu qu'il va concourir à l'œuvrc prochaine d'universelle régénération. • Le Catéchisme du genl'e humain que, sous les auspices de la Nalure el de son véritable auteur qui me l'ont dicté, je mets sous les yeux et la prolecUon de la nation française et de l'Kurope éclairée pour l'établissement UT. 351. - Bl$TOJII SOCl4LbTI, - L4 CO;,fV&f\TIO:if N4TIO:fALI. LIV. 357.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==