Jean Jaurès - La Convention

IIISTOJllE SOCL\LlSTE c·e,t,jl' rroi,, ce qui, en dehors rlu communisme, a été proposé de plus 1igourcu" dan~ le ~rn.; é~:iHtaircel ~ncial. « .\ pr~s a\'oir allaqné J,, monopole des propriétés dans la partie ile~ vente• et d,•, acqu•'ts, cette réforme n•sterait imparfaite ,i elle n't:tait pa, suivie dnns toute, se, rami fic ilions. " JI faut, en premier lieu, rn1>primer les abus de la liberté le,tamrntaire, 11uip~rnwt de fa,oriser un des héritiers et de maintenir ainsi la concentration d,•s fortunes, que le vœu rie la nature aussi bien que lïntéri-1 de la ,ocidè ten· dcnl1 au contraire, à dhi,er. • J"ai ,ouYent cntrnrlu parler de la représentation it lïnlini comme du si,tème qui pourrait Ir mirux atteindre cc but.• (J•t\HI app•lle au pwtage rgal tous les béritirrs directs el, sïb -ont nwrb, tou, les d1•-cendant, de ce, héritier; suh,litntis an droit i11ilial, et les• hêrilagr" iront sr tli~sCminant. )l.tb quoi ! on aura réali~Cain~i un pr11 plus d'égalilo entre le, mcmhr,•s des familles pos-l'flantes; qu'importe il cen, qni n·ont pas de propl"iété • )lais ceu,-lit (et c'n;l rori~inalité de son ~i,tèmP',, Billaud-Yarcnne, les appellt> à recurillir unr part des succes,ions qui s·ou1rrnl rhaque année, par une rombinaison originale et profonde. li suppose, q1:el que soit le nombre des enfants qui doivent 1érilcr, que ce nombre est de cinq. Si le père ne lais,e que trois enfants, le parlaôe ,e fera commr sil en avait cinq. Lr•, trois enfant, recevront les trois cinquièmes de la succc,sion; mais le re,le ,cra censé appartenir à cieux enrants de familles pau\'res. Ain,i les familles pauvres auront une parl de succession dans Lous les h,•ritagc,, r1uand le nombre des héritier, naturels ne sera pas de cinq et audessus. Dien mieu,, la part maxima de chacun des héritiers naturels sera fhée à vingt mille francs ou, dans certains cas, à vingt-cinq mille, quelle que mil la fortune du père. Et tout le reste appartiendra à la nation qui en con,- liluera le fonds d"héritage des pauvres. « Le nombre de cinq allribué à chaque famille n·a donc de rapport qu'il la di-tribulion des héritages, el les pères ne connaitront même JJa, les indi\·i• dus étrangers qui auront quelque part à leur succession. Voiri l'aperçu de celle opération qui, n'ayant pour but que d'allénuer lt\S grandes fortune,, ne doit porter que sur elles. Qu'on fixe d'abord un maAirnum l)Our les enfants des riches, que chaque lot dans l'héritage le plu; considérable ne pourra dcpasser. Et comme l'accroissement ,le la population doit corncider avec le sou1agemeot des pauvres, qu'on accorde une quote-part plus juste aux membres d'une famille e\céctaot le nombre de cinq. Par e,emple, pour ceux-ci et audessous, le lau, peul élre de vingt mille lines. Ainsi, un père posse3seur de cent mille francs n'a que trois enfants : h6 bien! il reste à sa mort quarante mille livres à partager entre des enfants tirés de la classe des indigents. Sïl en a quatre, ce n'est plus que vingt mille francs. Mais lorsqu'avec une fortune plus étendue sa remille surpassera la quantité dïndividus déterminée

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