Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIRE SOCIALISTE • C'était sans ,Ioule une ingènieu,r ~l h~lle di,lraction que celle de s'oc• cuper du ciel pour ouùlier la terre; mais die a cc,,,., cl les hommes trop longtemps trompes, s turont., je l'espère, a,·cc ks ,ervices des no uveau, mini-Ires du culle qu'il, se ,ont choi,is, ,e !::aranlir dtsormab de cc~ erreurs el concilier Je ciel aie~ la terre. Ils leur apprcn.Jr, .nt, cc, ministre,, que l'homme qui fait le ùien sur la terre 1oil ,1ns crainlc rouh•r 1 ·s cic n aucJ, ,us de •a lêlc. « Quoi quïl en ,oil, a1anl de ré luire no, i<l~cs cl nos JJrincipe,, j•• crvis dernir JJrè\'oir ,•l ri;pondrc à quelques objection, qui me ,cront laite;. • L~ premii•re cl la plu, daogereu,e, quoique la 11Jusimmorale, c t',l 1·· prétc1:Ju droit de prupricl6 d111:;!"acception rr~ne. Lr droit d r propriété! )lai, qu,•I ,,,1 cc druil de JJl'llprièto! Entend-un par h l,t f,,cullé ilhmile•· cl'~n clispu,cr it son ;:rc"! Si on l',•ntentl ainsi, je le dis haut,·menl, c·c,l allmeltre la loi rlu pl 1-; fort, ~•e,t lrJnijlèr le yœu de Ja,,ociatiun, c'c,t 1·appl'la le, homm,·, à l'e\l'rdcc des clroils de la nalur,•, Cl prornquer la di-solution d t cor,,, µoliliq,1c. Si, au contraire, on ne l'entend pa, ain,i, je clcman,I,• quel,,• ~er,t cloac la m,•,ure cl la limile cle ce droit·: Car enfin, il ru fau, une Yous 11eï.,llende, pas, sans doute, de la motkration ùu propriétaire. Eh bien, citoyen,, ,·ou, ne la lro:1,·erel que dan, la t. ,-e ùi1ecle cl imméclialc ùcs c!c:,- rée; ùe première née e ssilé. • Youlez-1ous ù,• ùunn,, foi le bonheur du peupll!? Youlez-You; le tian• qu11ber? \'oulc,-vou, le lier inùi-soluhlemPnl au suce::, de l.t ll èrnlution et à l'ctaùli,"'lllent de la HépuLliquc ! \"oukz-,01h faire ce,,er le, inquiélu,les cl 1,,, agitation, lnte,tine, ·? DJc/n,-e: a11jo11,-d'l,11iq11P la l,a,e tlt· /o cowt.111tiuu de:; FHutçni, .,rra la lim.itr du drult tfr 111·oprilll'. el la la\c ùe~ dcurCcs de 1,1·cmièrcnéc•·»il•··, lelle, q111• le ùlè, h via,1,le el le l>oi,. « Citoyens, cc n'c,l plus tians le, e,1,rit, qnïl faul faire la ré1olulio n, ce n'est plus là quïl faul chercher s,n succès; clepub longtemps elle y e,t fJikd parfaite; Loule la France mu-; l'alleslc; mai; c·est dans le, cho, es qu'il faut en:ln que celle rérnlulion de laquellP ciéprnd le honheur du genr e humain se fa,,e sentir Loule cnti,'re. Eh! quïmporlc au peuple, qu'importe à Lou, les hommes un changement <fo,Jnion qui ne leur procurerait qu'uu Lonheur m<:nL,l ! On pculs'cxlasier, ,ans ùoute, pour ce chan~•·menl d'opinion, nuis ces Le,. liluiles spirituelle; ne convieonenl qu'aux beau, esprits cl au, hommes CJUI jouissent de tous les dons de lJ fortune. Jl leur c,l facile, à ceu,-là, de st'nivrcr lie la jiberlé et de l'égalité, le peuple aus,i en a ùu la première couJJe a,cc délices el lraosporl, il s'en est aussi enivré, mai, cr ..ignez que celte i He -,o ne se passe, el que, revenu plus calme el plu, m:1lheureux qu'aupar avant, il ne l'altribuc à la séduction de quelques factieux, etquïl ne s'imagine a\'oir été 1,) jouet des passions ou des ,yslèmes et de l'ambition de quelques in dividus. La IiilLualionmorale du peu))le n'est aujourd'hui qu'un ùcau rùvc qu 'il faut rèalill'r, eLvous ne le pouv~ qu·eu fai:,anl dans les choses la même révoluliou

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