Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIHE SOf:I.\LIS1'E 11()1 rl tli-cret au sujel de la proprièlé. liai,, au delà de cc projcl central rl oilici,•I, hirn des inili 1tiYcs, bien des audace, de pe11:;èc se fais,,ical jour, rl le conc •pt mêmt' de propriélé, arfirmé cl juslifié par ton, 011 par prc~qur tous, était '"l!mi, ce,icndanl à une critique pénétrant" rl i1de ,éritabl<'s conclil·ons \'l restriction,. CN ilJranlrm1·11t parab,ail a,srz rrrloulal,le au (;ironrlin l'én'èrc< (un d,•s plus étroits et dr, plus flprP:;, un de cNn qui ·1,-aillir.,11t le plus rés,,Ium•nl Drnton p,iur q•1ïl crùl devoir. dans son « plan l't projl'l de con•lilution pour la République lrançai,e "• soumi:; à la Con vcnlio11 le 11;a, ri!, dénoncer le clang-cr. « L:ne opinion ou plutùt un système qui tcnrl nit à détruire tout or1re so,ial, p11i;q11'ila éh' la ca•JSPprPmi,'re cl, ra,s~chlion clc l'rs1,i•c1•hum iinr, semble prendre q11el-111cfaveur parmi !,•, hom-n,•s ùo11t Ir, pi•rr-, peu indu-- triem ou prorlie:ues, ne l,•ur ont lais«' p1r hérilac:,:P fi"" la l'urrc tic le11r, hra,. c·f'::-t, ,an'."i doi1l·', crue cla::;..::m.ealh 't1r1"usequ'on d),'rchr il PC"· rf'r. rt dont se s·n,•nl auj•n11·d'hui les ennemi, tir l'ordre social 1,-,11r1elard,•r. ou 1,our mieux dire, afin ,i·empêcher rorgani,alion clc la Uépul,li.11:c fram·a,,, .. Jusqu'il c,' mom0 nt pcr:;onne n'a cru dcs·oir combattre cel ah,ur-Ie ,y,1i'l11e: l'homme rais,Jnn 1ble qui a q1H'lffu<'sconaai:;:;ances ou seulement qu l 111es idées sur la caus<, de la rruni m ct,•shomm•'S, sur leurs inrlination,. 1 ur natu• rel et leurs besoin-, n·a janni, pensé que, cla1s 1111Nat où u" inrlhit!u ne peut, avec les pro Iuclions naturelles de la terrr•, pourvoir fr ,a sub:;i,-lanre rt, :'t plus forlt• rai-on, à ses besoins, on })Ûl jnmais n cttrr en lhè,,. Ir paradoxe ridieuic d,• la loi agrair' ou partac;e des birns; et si j<, n'cu,sr (•nlendu ici m(·m' !t·, propagateur, dr cet ab•urde prrccple, jP douterai, qu"i1la fin du rlix-huilième siècle il e,istàt des Français as•ez st11pidr, pour prop·,ser à leurs conciloyrn, de rentrer rt1ns les fori'ls pour s'y nourrir rlr !!lanrls, ou de quiller celte zonr trop froide el trop stérile ]'Our aller 1ilre en fru;drnres sous la li.me ér[11atoriale. • Comme la pro;,riél ·. a été la came de pre-que toutes les conv,•ntions parmi les hommes, comm,, la propriété a él,1 1,, principe de tout g-,,11\Cl'llement el de toute institution politir1u ', sans m'écarter de mon o!,jel, j<' pu's élahlir à ce sujet quelques princip 0 ,. La pror>riété n'est point. à proprPmc11l parler, un droit nalurcl de l'homme, puis111e l'homme à l"élat dr nature a droit ,le jouir de tout ce qu'il peul se procurer, soit en (!i,-pulant au., autres ani111au, ou à ses semblables le fruil ou la proie qu'll rencontre. " llan, l"dat de nature, l'homme est sans ùoute semblable à ton, 1,,5 autrrs animaux, mais son in~tinct ou !-:arab.on ra~·t.rnl placé au :--ommct de la chaine d,• la nature, il ne devait point èlre au-dessous du ,in~c Cl du ra,- tor. Aus,i, les premi,'res peuplades onl eu des troupeaux, ont fait en~cmble la pèche el la chasse au, animau, dont elles se nourrissaient, el !or-qu'il leur a fallu dPS filets, des javelots, de, cabanes et des jar lin,, la propriété a été étahliP parmi eut; cl dès qu'elle a été Yiolée par quelqu'un, la fo1·cea

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