111S'l'O I llf: SOC L\ L 1ST E nwnt. J,• le jure,, .., receyant de lui la mort, je ne l'aurais pas haï Lti été et je ,cra, tu11jn11rsconvaincu qu'il est hou, q11'ilYe11lle hicn. ma is q11·on peul I,• p<1rlt'r••f(al,•ment à tous les excès du crimP. comme à l'amour el a la pratique ,I,• la vertu. • L,•, n11ai::es, amo11celaicnt sur nos tête,, et l'oragl' Hait sur le point de fondre. Le '.li mai dail le jour où la conspiration devait éclater, ot1 la ConYCnt,on de,ait êlrt' dis,oute, où <lesYirlimes <lernient tomber s ous le fer des a,,a,,in-; Lt• ~on lugubre du lor,in, le, tambour,- ballant la i::ént'•rale, les harri~rrs fermées, les courriers des po,tes arri·tés, les !Pitre$ int erceptées, les motions ~111i::uinaire~faites dans le,tribunes des sociétés popula ire,, répétées ,Jans <Jps groupe, nomhreu,, tonl annonçait 11ne ,:ramie catastrophe: c c qui ,e lai,,e ancnn <lonle q11c Ir 31 m,i était le jour fotal fixé par le, cons11irat1·nr-, c·,,,t <11ie, it l'arnnce, ils avaient fait graver des cachets avec cette l(·!(t>nde: Rivol11tio11d11 .1 I mai, et ils ont eu l'a11dacc de limhrer et ile r~r.hell'I' le, lettre, qnïl- ou, raient, qu'ils lisaient el qu'ils fai,aienl pa-,er en,uite aux citoyens à qui elle, étaient adre,;;(ws. • C,•s misérables qualiflaienl dr ré\'Olnlion la plu, misérable ù,• , rérnllcs, l'acte infàme qui rell\Crsait la liberté, el il s'est lro11,1• des homme, asoez lttches, <IP; autorilt'•s con,tiluées a,,ez , ile, pour apvlaudir il des e\ci·, an,,i coupaùle;. • ... Ju,~n,1 ce jour je n'a"ais pas voulu cou cher ailleurs <JU!' chez moi, 111al.i::réles vives in,lances de m·1 femme el cle mes amis. Je cédai enfin à l,•ur; sollicit:ilions, et jo pas;ai la nuit du 311 an :11 dans une mai.on de la Chau-,1•1•cl'An lin. « J'étais ,•hpz des vieillards trè; respectahles, mais il e,t impo,siblt• de p\'indre la frayeur qu'il, avaient. lis croyaient à chaque in•tant voi, la µ-ar,le ,•11trl'r chez eu,, faire des prrqubitions de la cave au grenier, le peupl,• en-. lourer leur mabon et l'i11cen1lier. ,. I.e malin, de très bonne heure, le 11111ri el la fe1111urentrèrent dans ma chambre tout (•ploré,, en me disanl qu'ils l'laicnt rc;Lè, t•, ·eill(•, Ioule la nuit, que la générale ballait. Je crois que j'eusse été sûr d'ètre pris en ,orlanl que Je n'aurais pas balt111çèa m'en ;iller, tant la ~iluation de ce1; braves g,•ns nie fai,ait peine et lant je craign.,i, qu·,1 leur arrhilt q uelque chose par rapport il ,uoi. " Je pris congé de me, hôte,. qui me Yi1ent partir a,ec regre t. Je traursai tout le bonlernrd qui conduit ju,qu'à la ruP !loyale. Je 1·1•ncontraide fortes patrouilles, qui ne me dirent mot, et j,• me 1-efugiai chc 1. le \'iloyen ... • J'y fus bieu rc,;u; j'y lrou,ai llri1;sot; nous y pas,,Ames une partie dela matinée, croyant à chaque pas qu'ayant été vu, par le portier cl par plusieurs r,cr,onnes de la maison, nous allions être vendus el que Je peu ple se porterait à l'appartement où nous élion,. Nous avions déjà bien examiné_le local el préparé notre retraite. t:n accident ;iensa nous déceler el ameut er lout nalu-
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