IIISTOIRE SOCIALISTE oplimi,tc el perfide avuil opéré. Au clemc11ranl. c·esl d'un ton douloureux el pé1wt1a11t,mais sans colère, que la Clt,·011ique raconte la fin de la séance: « C.'pe11cla11la Commission des Douze wllicilail, comme une faveur, la ju,licc d dr(' entendue; on lui réponda ilcn demandant la ca,salion. Quelques per,onncs onl voulu élever la voix pour elle, mais comment espérer de se faire entendre, lorsque les délibérations étaient des cris, et Loul délibérait, depuis les trih11nes les plus élevées, jusqu'au c<•nlre de la salle? En vain on a réclamé plusieurs f'oi:; la levée d'une sé ,nec qui ne ron,er\'ail pius aucun caractère de dignité, deliberlé néce,,aire pour rendre un décret; en min la partie rtr<.1it1d' e l'a,,~mhl<'c, rn employant coutre srs acfrrrsaires clfs armrs q1œ del'l'aiml ,'i111lrd1re lu dtu.c parti.-, a ar1èlé longtemps Loule délil1ér.iliu11 pa,· un tumulte prolongé, la cassation dè la Con11llis,ion des Douze a élé rnis,, aux Yoix et décrétée, aux cris de joie des tlihunes el d'un grand nomlJt·c d'a,,ist1nls inlroduils dans la salle. èa !'éancc s·est lc\'ée il une heure du malin. " On a fait quelques reproches il la Commission des Douze. l'eul-r'li'e avait-elle usi avec trop peu de mhwgement d'un pouvoir qu'il /al/ail motlfrer 1)0111' le rendl'P ulile. Si ces reproches sont Condés, nous la félicitons d'al'oir été cassée sans al'oir pu se raire entendre; mais nous en somme; al'- fligé, pour la Comenlion nationale. Ge n'est pas un grand malheur que dr perJre son pouvoir, il pa,,e en d'autres mains, et le gouvernement sui.J,iste; mais ,oir arilir ,on autorité rn <·onservanl des fonctions dédaignées, voil't le comble des maux rfans un f>tal libre. • Ainsi f:émi,saicnt, sans dé,espôrer encore, crux des Girondins qu'r.,ail <lébilités Garal. Au l'alriotr (ranç,,i, c·e-l 11nautre accent. L'exaspération est 11'autanl plus violente, que la faction girondine, grisée par l'apparente énergie !le la Commission des Douze, croyait, la veille encore, tenir la victoire Dans son numéro du 2ï. le Patriote avait triomphé sans réserve : « Le septembriseur llébe, t n'est pa, le seul qui soil arrèté. Le prédicant Yarlel a éprouvé le m,'me sorl ain,i que plusieurs autres. D'autres sont en fuite. L'anarchie succombe. • El soudain, c·esl la Commis,ion des Donzc qui succombait. Le Patriote accuse netLCmenl Garat d'avoir machiné avec l'ache Loule la scène de la Con1enlion. Tandis 11uc la ,cille, ùans le numéro ùu ~î, il dil que • c·esl ,ans doute pour prél'enir une insurrection générale que les minislt'es Garat el Gohier se ,onl rendu, celle nuit chez le maire Pache, » mainlenanl il dit que (;arat fait il la Gon,..cnlion " un ùiscours étudié •• cl il ajoute : « C'était sans doute pour prlparer ce ,·apport que Garai avail été c/ie: Pache la nuit priJcidente. • Puis, il i-eproche à Garat son ignorance a!feclée el son indulgence à l'égard des paroles teniblcs dlléberl qui écrivait, il ,va deux jours à peine: « C'est dans la Convention qu'est le foyer de la conlre-rél'olution. La dernière heure des ,erpenls de la plaine el des crapauds du marais va sonner; le sang
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