Jean Jaurès - La Convention

IIIS'l'OIRE SOCIALISTE fort tard après leur très longue journée de travail, fu,,,·ut écartés cle, ,It-li1,t'ralion•. C'est cc que l'observateur p,,rrière (•cril, le iH mai, à Gar<1l, • Dau, celte loi de la clôture des a,scmlilét-s à di.< heure;, qui po1nait a1oir !Jour objet le rt•pos de l'ouvrier fatigué, ils ne veulent 1oir <1u·u11 rnui 1•11 de l'éc.trter des délibératiou,. » En Yér,té, lt>s OUlriers rc1·olutioui:airc, ct11ie1,l hicu i11ç:ral,, de m(•ro111wllre à ce point le tendre ,oin qu'ou a1ait eu de leur repo,. lb a1aic11t trou,·é, pour tourner cNlr loi trop ltic1ll'cilla11l<', un procé é habile. E,t-ce la sectiou de, Lomh:ircl- qui ,•n ,l\ait eu l'inili.1live? Iles député, de la"'<'- lion des Lombards l'ont "aYoir au c, n,cil de la Com11111nc(en ,a ,éancc du :!i mai '''"' te, ritnyr11.< qui la co111Jw.,e11t ,u,se111bfl>11l en club aprè., di c hl'lt•·••, t/11 v,ir ... L'a,;cn,hlt-c de ><'dion e,t lé;:alc111eut lluie, le cluh ro111mence. Dutard écrit à Garai le 28 mai, t•l 1·011démêle eu cc pa,--ai;e que mè111,• une I arlit' de la petite bourgeoi-ic arli,auc commentait à hé,ilcr un peu, il redouter l'action graudbsaut,· de, 1>rul•taire,, , llkr, j'étais à la )lontagnc Sainlc-Gcue,iè1·e, chez un relieur, un hnuuNe homme fort raugè el trè, lal>1Jricu,. JI a ~rc,quc la mine d,• l'un de 110, chanoiues d'autrefois. li ét.,il jadi:; du parti jacobin, c'csl-à-dirl' qu'il ai111ait ,0111craiuemenl la liberté el la ré1Ululion. J'ai eu avec lui tr,', ,ou,enl (le, coufércnce;:, mais je ne l'ai jamais Lruuvé ans,i rabùru,ahle qu'hia. " Je Yous observe que l'ouHac;e commt•ncc (1lui mauquer; il a dé frappé du hrnil qui a couru el parce qu'il ,1 lu ùau, lt•s journau, que Lt fal'liuu \'OuJa: l m,·lcr toute~ le, forlurw,. c,,1 honuN,, homme 11·.,,.1pa, ricin•, mais il a un pl'lil ameublcmeul, pa,salJlt-rnenl bien 101,i·, u11e huuliqn,' de lral'ail cl une anut-Lioutique qui contient de la march:111dise. li a deu, pelil, c11fants el, pour épargner h·s frais ,:es dome,lique,, il l'ail ;:a cni>iue lui-même parce que ~on 6pouse est morte. li a aus,i des a,siKnal,, cl peul-être quel11ues louis. li m'a parlé à J>eu près dans les termes ~uivants : • )lunsieur Didot est • plu, riche que moi, mais on me voudrait donner sa fortune que je ne la « voudrais pas; ;:i, au contraire, on propos,,il de la lui eu lever pour la donner • à un autre qui n'a rien, je m'l' oppo,erais encore, parce que je seus que mon- • sieur Didot doit sa fortune à •on travail, à son industrie, à son économie, etc. • En tous cas, il l'a gagnée. Que celui qui n'en a pas rasse comme monsieur • Didot, comme je fais moi-mème, quoique je n'aie rien, qu'il tmvaillc pour • la ;;agner. El n'e~t-cc p" scanda leu~ que l'on veuille substituer am bour- • geois, avocats, etc., tous les ouvriers de l'~;lis,• Saiute-Geneviève? (c'est- • à dire qui trarnlllcnl à 1.1construire). Esl-cc par ces gen,-là que l'uu • entend que nous soyons conduits? lis ont r.,it h loi pendant ce temps tians • notre section, et drpuis la loi qui fi:xc à dix heures la levée des séance,, • tous œ• oui-riMs se s<ml ,'rigés en clubs do,11 l'assemblée se lient apr~, • ulle de la section, dans u,i autre e11drnil. li m'a pris envie d'en écrire à la

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==