Jean Jaurès - La Convention

JIISTOIIU, SIICIALlSTE CP n·e,1 pa, ,culernent dans la partie e,cit,•p N exaspérée du peuple que ~larat P,t poj)ulaire; il c-l Pnlré à fond dans le rœur de la classe ouvrière rt ;nli-an•·. du bon pcuplP travailleur et g~nércnx, qui ,eut se dévouer, m~is ne ,eut pas lire dupe. Dntard notr. dans son rapport à Garat, du ~,,mai: ,, Comme tout cH cher! (1li5ent les pauvres gens) Qu'c>nnous laisse ùont tranquilles une bonne fois! On se dispute, on se bat à cette asscmbl,•e: à quoi sert tout cela·> Cependant, on nous annonce de bonnes nouvelles, I:! 000 hommes des ennemis tué; dans la ckrnière affaire, dites-nous si cela Col nai. Cc monsieur de Custine eot-i! des bons, nous tromperait-il comme k, aulrcs'? " En pilrlant de MarJI: « CP paurre cher homme, il nous a bien prédit « tout ce qui nous est arrivé, et encore personne ne peut le soulîrir! Par trois • fois depuis quinze jours, il am ,nqué de perdre la vie! Sans le secours de « patriotes qui ront arraché des mains des aristocrates ... » Ainsi la partie du peuple lassée des contentions et des querelles se 1·allie it ~farat, en qui ellP. démêle un sens de la chose publique plu, profond que r e•pri t ~e par Li. • t:11 fabricant de petits rnuliers d'enfant, aYec qui j'ai conféré SOU\enl, !Jon ouvrier, grand travailleur, !Jon père, bon époux, honnête homme en un mot, mais aussl grand électeur, grand raisonneur et surtout bonne voix, me dit d'un air de pitié : • La section des Tuileries nous a envoyé l'un de ces « jours (srction de i'tlonlreuil) son fameux arrêté relativement à la süreté de « la ConYention ... '.'sous a1·ons répondu aux commis,aircs : « '.'sou, ,·oyons « bien que vous èlès envoyés par les grosses perruques de la Convention ... « 115ont peur; eh !Jien ! mes camarades, dites-leur que c·est une calomnie de « leur part conlre le peuple des fauhourgs que la méfiance qu'ils rnanifes- « lent à son égard; dites-leur que le peuple des faubourgs est incapable de « se prêter à rattenlat qu'il:; ont redouté de sa part; dilPs-leur (}u'ils fas,ent « mieu, leur devoir que par le passé, el que nous n·enlendion~ plus parler « de leur- cliYisions. •Ah! il faut quïls aillent. ~ous sommes ici tous gurux, « mais tous de braves gens, nous ne connaissons poi:1t de voleurs p~rrni ,, nous; nous ne connaissons que la droilure cl la raison, point de bassesse.• Et comme pour faire écho au jugement que ces bommes sen,és, mefurés cl prohes perlaient sur hla1·at, Dutard ajoute: « Jïmiste sur .llaral, parce que je présume que tous ceux qui vous approchent ,ous disent que le pcu[)le méme le regarde comme un gueu~, quïl n'y a qu • les brigands qui aient des égard, pour lui. Eh bien! moi, fo,e les contredire, et vous as,urer que je connah ùeaucou[) de braves gens qui tiennent ùeaucoup à la cause de )laral. D'aùord le peuple généralemrnt u,,nt pour acc1uitté ~larat sur tous les meurtres quïl a occasionnés. et vous avu pré\'u la raison; pourquoi? C'csl que le peuple qui a partagé les sentiments de

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