HISTOIRE SOCI.\LISTE llaral sur ratra.redc septcmhrr, ùe Yer-aille:;, etc. ne (Jourrail pas ru111!1ru11er Marat sans s'accuser lui-m, 1me. Lo n:rilable esprit à l'i•i-:-ar(Iù1•~la1·al ilan, toute la cla,sc du 1ietil peuple est crlui-ci : c·e,L que le pr11pl1•111•1',•,li111,• pa-, il le r!'garde ruème comme un peu fou; mai,, "oil ,es I rcdicliuns •111i oul elé rnivies de quelques réalilé,, soil sa ré,istance continuelle au, ùha:; parlis que le peuple haï,,ait, •oil enfin l'idée que le peuple s'est !ail,! ùc ,on inlco:rilè cl l'iulèi;rilè e,L le dieu du peupl,·), lui .i fail ùcs parlis,111sel lui a obtenu rarnour el la prolection du p~l:l peuple. • Et moi aussi, je ,·ous l'a10ue, je me suis dit plus d'u~e fuis, en li,ant lfS feuilles de Marat: • Cel homme a raison. • Très souvent m,1me. je l'ai trouvé plus con-équenl que nos grantl, raisonneurs qui, scmblaulcs à l'aiglr qui, au m•J)en de fortes aile,, plane au haut des cieu't, ouulie la terre qui lui fournil l'aliment, el sur laquelle il cloiL repo,er, ont oublié e"enlicllo.'· ment 1.1cause du peupl •, onl voulu travestir tous se;; i;oOt,. ;e, [1"ncl11nt,. ~es habitudes, pour l'entrainer dans le, espaces mél1pbysique,. lllrat, lui. e-l re,té arnc le peuple. el loujour, n,·ec le 1>euplr. Il di,ai• dan, une rle ,e, feuille,, il y a quelques moi.; : • 0.1 parle ,le sup~rim>r le trailemrnt tles • prêtres constilulionnels. Je coin ien, que ce serait épari;ner bien de, mil- • lio:is à la nation française. • :ruut Paris, h Commune, rlc., relentis,aienl de celle supprcs,ion projetée.) • l[ li-, ajoutail lfarat, ne se rail-ce pa, le • comble de l'infamie? Alors on ne ferait donc plu;; aucune diftc1v:1ce entre • Il' rdr~ctaire el le conslilutiorrnel. entre le vice et le crime, puisqu<' 1,, trai- • t,.mcuL ~-•rail le même. » Si .\1 ,ral avaiL loujuur, parlé de même, je \OU, a\Oue 1u'il n'y aurait poinl /t Pari, d•• maratiste qui me res,emble, parce que j'aime beaul'o ,p au"i, moi, l'cs;,rit de justice. • Ce sens pratiGuC el cette posses,ion de soi-même, llaral en avail fait preu,e plus récem nenl encore lor,que, solh le coup de, premiers dé::-a,tre, de Oelgique, il av;iil ajourné le, repr~,ailles contre Du111ouriez, décon,eillu lïn,urreclion. Qu·e,l-ce à dire? c·e,t que, malg-ré le vif émoi causé par l'arrc,tation 1Hléliert, IP peuple ne s·eni:a~era. à fond que si llaral el llolie:,pierrc donnent le signal. Or, d.ins la juurnée du 2:,, la Gironde décbafnail à la Con- ,cnlion toute;; les colères. E\cilée par radresse lrompeu,e et fourue des section., conlre-rérnlutionnaires de .\larseillc, elle entendit a~cc impatience le, lléléguès de la Com,11une de Pariil demandanl une enqutîte sur l t dènoncialion de la ~ecUon de la Fraternilé el l'élargissement d.lléberl. • t:n aulre obj<'l nous amène devanl rnus. Les magislraLs du peuple, qui ont juré d'être libres ou de mourir, ne peuvent voir san; indignaliun la \Ïu· lalion la plus manif,•~te des droits le~ plu;i sacr~s. ;>iou;i,ous d••non~ons ratlt'nlal commis par la Commi,,iun des Douze sur la per:,,,nut' dïlcuerl, ,uustilul du procureur de la Commnne : il a été arraché du siège du Co11>eil général e1. conduit dans la prlrnn de rAb~aye. Le Conseil général défen•lra l'innocence Jusqu'à la ruorl. li dtmande que vous rendiez à ~es fonctio11s
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