1310 111S'l'l)IBE SOCl.\1.ISTE Sans i'outc. dit-il, il y avait des préparalirs insurreclionnels sur lesquels il était nt'cPssaire de veiller; mais la dissolulion ries autorités con,lituées serait le signal cle l'anarchie. Et il proposa la nomination d'une commi~-ion de douze membres, chargés d'examiner la situation polilique, de rechrrchcr tous les complots qui menaçaient la liberté et la loi. L·, Gironde n'ayant pu Caire aLoutir la motion de Guanel, s'empressa de tourner à son usag-r la Commission des Douze. Elle la composa, en grande majorité, d'hommes qui lui étaient di-1ouès. Sept ries commissaires: Ooyer-Fonfrède, [l'lbaul-Saint-Etiennc, Kervéléf!an, Ooilrau, )lollevaut, 1Ie11ri Laril ière, o,,rgoling, riaient rlcs Girondins passionné~. Quatre, Sainl-:\lartin-Valognc, Gomaire, Oerlrand (rie l'Orne) et Gardien, étaient de nuance moins marquée, mais peu favorables à la ~lontagne. Le douzième, Viger, siés;eait de,,ui,; quelques jours seulement à laConHntion. Ainsi, la pro1o,ition un peu ambiguë de Barère, qui avait vi-é toutes les agitations de tous les I arti,, recel'ait, en fait, une application nettement glron1line el prenait d'emhlée un car,,ctère offensif. La Commission de, Douze apparaissait comme une commission de combat. Comment la :\lontagne, les Jacobins, la Commune, le Comité révolutionnaire, ré1 ondirenl-ils à ce coup? Le 19, les Jacobin,; hésiteut enrore. Dès l'ouverture de la séance, un d'eu, monte à la tribune et dit: « Ou j'ai mal entendu, ou le procès-verbal que l'on vient de lire fait mention de la proposition faite par un membre de foire de~cendre le peuple des tribunes de la Convention et ùe l'inviter à siéger avec les ~lonlagnard,, pour rendre leur parti dominant. Pour moi, Je ne croiriti jamais que les Jacobins, qui sont les amis des lois et qui rendent hommage au µ1·incipe de la so11verai11eténationale qui réside dans la Coni·ention, aient pu adopter une pareille mesure qui compromet la société. • C"était Je désaveu de la phrase véhémente de Legendre, de celui qui n'arnil I as rnrvi aux tribunes « du Robespierre». Il fut entendu que l'appel du r buste et compromettant bancher disparattrait dn procès-verbal. Mais quoi i toutes les prudences de la société Jacobine ne peuvent arrêter l'inéluctable crise : voici que les Jacohins mêmes ,ont comme envahis par des délégués du club des Cordeliers et de la Société révolutionnaire des femmes. Et, ces citoyens et citoyenne~ ,omment presque la société jacobine d'agir enUnde marcher. D"abtH·d interrompus par des murmures, ils s'imposent bientôt par la force de la logique ré1·olutionnaire. « Mandataires du peuple, la patrie est dans le danger le plus imminent. Si rnus voulez la sauver, il faut employer les mesures les plus rigoureuses. (B,-uit.) • Je réclame, s'écrie l'orateur, la plus grande attention,» Le calme renait. li continue : « Sinon le peuple va se sauver lui-même; vous n'ignorez pas qnr, les congpirateurs n'allendenl que le départ des volontaires, qui vont comùattre nos enne.11is de la Vcnùée, pour immoler le3 patriotes et tout ce
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