Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE 1309 les présidents des sections. Pourtant, dès ce moment, la résistance et l'ardeur des sans-culolles étaient telles, qu'il y avait la plus grande imprudence pour Guadet à faire fond sur respril modéré des sections. li est probable que dans !"anarchie qui aurait suivi la dissolution des aulorilés consliluées de la Commune el des déparlemenls, ce sont les Comités révolutionnaires, même interdits par la Convention, qui seraient devenus « l'autorité constituée• Mais surtout il était insensé .de provoquer tout ensemble el de fuir Paris. C"étail CLU1t DKS l'lbUU:8 PATRJOTB.S, (D'après uoe aquaret:e de la B1bliothè4ue Nationale.) chose gra\'e de prévoir une lutte mortelle entre Paris el la Convention. Mais du moins fallait-il annoncer que la Convention resterait jusqu·au bout à Paris pour soutenir celte lutte. Quel prestige aurait eu l'assemhlée des suppléants à Dourges le lendemain du jour où la Comention aurait élé écrasée à Paris? Ce n'tOL été qu'un fantôme d'assemblée fédérative. Ou il fallait que la C0nvenlion elle-môme quittât Paris avant celle suprême bataille el se transportât à Dourges, ou il fallait qu'elle manifesLALla résolution désespérée de garder Paris, de le matlriser. Ce regard de fuite vers Bourges, c'était déjà la défaite. Barère, avec un grand sens politique, s'opposa aux motions de Guadet. LIV. 329, - UISTOIRB SOCIALISTE, LA. CONVINTION NATIO:-iAL!, LIV. 329.

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