Jean Jaurès - La Convention

11ISTUI I\E SOC!.\ LIST~: phlel de Camille Desmoulins comm~ un brûlot. Lo 10 mai, la Société apprournil son Elistoire des 81'issotins c,u fragment de l'flistoÙ'e sec,·61r dr la Rei-olutio11. Desmoulins, <Jlli poussait toujours jusqu'au bout ,es hypoth/>,e, agressirns avec la frivolité la plus redoulabh~, n'hé;ite pas pour accabi<·r h Gironde, pour la convaincrn ùe conspiration, à réduire à un complot an,dais 1,, fié1olution elle-mt 1me. C'esl Pitt qui l'a \'OuluP, c'est Pitl qui l'a conùnile. Ecnutez, el di les si jamais l'esprit <le parti aboutît ,t un Jilu, étrange reniement de ,oi-mèroe. Caloronie1· les pins gr<1ncls é,·é11erue111s,el où soi-mèmP on rut rnêlé, 1our enreloppcr de calomnie tics ad,·cr,airc,, <JnPllc polémiqui• dé,es pé rée , • D'ahorcl une observation prélirnina ire i111li,p,•1w1hJ,,: c'est qu'il l a peu de bonne foi tic nous demander des faits clén,oulratifs de la conspiration. Le seul ,ou rnnir qui rc,lc du fameux cli>cours dl' Brissut et ùe Gen<onné pour démontrer l'e,istcnce du comité aulrirhicn, c'e<l qu'ils soull'1taicnt, a, cc grande raison, qu'en mali ère de conspiration il est ah,urde cle clrmaruler des faits démonstratif,, et des preuvl's judiciaires qu'on n'a jam~is eues, pa, même ùans la conjuration de Catilina: les cou,piraleurs n'ayant pa, coutume clc se mettre si à clèrouvert. Il ~u•fit d'indices violents. Or i•' ,en, établir contre Drissot el Gensonné l'existence d'un comilti anglo-prussi,·n par un r n~emlile dïndicès cent fois plus forts que ceux par lesquels, eux, Drissot ll (;en, ,nné, prou,·aicnt l'exislence du comité autrichien. Je mets en l'ait que le coté droit 1te la ConvPntion, et principalrmcnt l,•, meneurs, sonl presque tous parti,ans de la r,·yanté, complices des trahi- ~c,n- cle Dumouriez l'i de Deurnonville, dirigh l ar les agruts dr Pitt, de d'l)l'/,',111sel de la t>,·11s;e, l ayant 1ouln di, i-er la France en Yin~l ou lrenle ri·puhtiqurs lérlératives, ou plutol la honleverser, pour qu'il n'y eOt point de république. Je soutiens qu'il n'y e'll jamais dan< l'hisloirn une conspiration mieux pTouvée, et par une multitude de pré,om1ilions plus violente,, que celle' de ce que j'apJtt,lle les !Jrissolin,, parce que Bri,,ot en était l'âme, contre la République française. • Pour remonter au.c éléments de la conjuration, on ne peut nie,· auj,,u,·d'lwi que Pitt, dans la révolution de 1780, n'ait voulu acquitte1· sur Loui, .\.Tl la lettre de clwnge tirée en 16H pal' Richelieu sur Cltarlc, l". 011 ,,,it t,, ,,a,., 111'e11cte cardinal aux troubles du Long Parlement, oli il prnsiunnait les plui zélé~ rép11Micains, el bfrn des événements depui< 111·0111 fait rew1wenir de la colère que 1no11traBrissot, il y a trois ans, quand un j"urnalistr ariHocrnte, ayant déterré le Livre rouge de Rirhelieu et de .lfa- :.adn, ?/ trout·a â ltt',·es, sotts el deniPrs, les somnies que ces ,ninist,·e." araù•nt tlll'O?Jées à Fiennes et llampden pour leur zèle à dnnander la rilpublique. CP11xqui lis11ie111 le P,1lriote français pr1wellt se souvenir avec que/li, chaleur Bri.,,01, craignant l'appücatiuli, se /il le champion du désintéressemnil des rèpulicains angl,,i.,. Pitt ai•ait encore à prmdre .,a revancbe des secours

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